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UN PROCHE DU PRÉSIDENT SÉNÉGALAIS QUALIFIE OUATTARA DE «PUTSCHISTE »

Publié par Jean de Dieu MOSSINGUE sur 3 Août 2016, 03:51am

La cérémonie officielle de lancement ce dimanche 31 juillet 2016 à Paris de la pétition internationale en faveur de la libération de l’ancien président Ivoirien Laurent Gbagbo a été l’occasion pour le ministre d’Etat du Sénégal, Amath Dansokho, de dénoncer sans prendre de gang, le coup d’état militaire de la France qui a amené selon lui, l’actuel chef d’Etat ivoirien au pouvoir en Côte d’Ivoire en 2011…

« Le planning de la déportation du président Laurent Gbagbo à la Haye était de nous amener à nous lasser de le soutenir. Allez leur dire qu’ils ont échoué. C’est pourquoi j’invite tout le monde à signer cette pétition pour s’engager en faveur de la réconciliation en Côte d’Ivoire…» Ces propos du Ministre Kahé Eric prononcés ce dimanche 31 juillet à Paris illustrent à eux seuls, la détermination des partisans de l’ancien président ivoirien à rester mobilisés dans la quête de la libération de leur champion.

Après donc Abidjan qui a ouvert le bal des signatures de la pétition internationale pour la libération du président Laurent Gbagbo, la représentation du Front populaire ivoirien (FPI) de France a organisé à son tour le dimanche 31 juillet 2016 à Paris, la cérémonie officielle de lancement de la pétition internationale. Un rassemblement qui a été l’occasion pour nombre de personnalités Franco-Africaines d’apporter ouvertement un soutien ferme au célèbre prisonnier de la Haye incarcéré en ces lieux depuis 2011.

La cérémonie a eu pour cadre le 177 Rue de Charonne, dans le 11ème arrondissement de Paris. Plusieurs personnalités politiques et de la société civile ont fait le déplacement pour répondre à l’appel de Mme Hortense Adé Assalé, représentante du FPI en France et du politologue français Michel Galy, coordonnateur international pour ladite pétition.

On a ainsi enregistré les présences du député Gnangbo Kacou d’Adiaké, de M. Joël Ettien cadre du PDCI, du ministre Kahé Eric, du professeur Albert Bourgi, de M. Pascal Logbo, président du NPR un parti politique de Côte d’Ivoire, de M. Camille Anoman, représentant du Cojep de Charles Blé Goudé et de l’Ambassadeur itinérant de la Culture, le cinéaste franco-ivoirien Sidiki Bakaba accompagné de son épouse.

Présence très remarquée, celle de M. Amath Dansokho, ministre d’Etat auprès du Président de la République du Sénégal et président d’honneur du Parti de l’indépendance et du travail du Senégal (Pit) qui outre l’acte courageux d’apposer sa signature sur la pétition, a profité de l’occasion pour dire ses vérités crues sur la crise ivoirienne. Et clairement pour le ministre d’Etat auprès du président Sénégalais Macky Sall, Laurent Gbagbo a été victime d’un complot international. «On a arrêté Laurent Gbagbo uniquement parce qu’il défendait les intérêts de la Côte d’Ivoire et de ses populations… » A-t-il lancé avant d’ajouter amer : «Dès que la France a su que leur homme lige ne pouvait pas gagner face au FPI de Gbagbo, ils ont dit, il faut lui barrer la route par tous les moyens. En disant qu’il n’y a plus d’autre solution que la solution militaire. Ils ont soutenu toutes les tentatives de coups d’état de M. Ouattara. Il était derrière toutes les tentatives de coups d’état jusqu’au dernier dont Soro était le bras armée par la France… » A martelé, le ministre d’Etat du gouvernement Sénégalais. Pour finir il a invité toute l’Afrique à signer la pétition en faveur de la libération de Laurent Gbagbo.

Sur le coup, l’homme politique sénégalais ne croyait pas si bien dire. D’autant plus que le succès naissant de cette pétition internationale lancée récemment en Côte d’Ivoire par l’écrivain ivoirien Bernard Dadié et l’ancien premier ministre du Togo Joseph Koffigoh serait dit-on entrain d’ébranler nombre de clichés anti-Gbagbo sur la crise ivoirienne.

Car après un peu plus de 6 ans de détention à la Haye sans que le moindre début de preuve n’ait été apporté par l’accusation, la mobilisation tout azimut en faveur du célèbre prisonnier de la Haye constitue selon des sources bien introduites, un vrai un casse-tête qui s’invite partout et même jusque dans les cercles restreints des grandes capitales occidentales. Accentuant un peu plus la pression sur la cour pénale internationale (CPI) qui peine à mener son procès. /.

AUGUSTIN DJEDJE à Paris

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