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Plus (jamais) de prisonniers politiques au Congo, libérez le Général Jean-Marie Michel MOKOKO !

Publié par Jean de Dieu MOSSINGUE sur 18 Juin 2016, 15:23pm

Catégories : #Politique internationale, #Congo, #MOKOKO, #SASSOU

Jean Marie Michel MOKOKO vainqueur du premier tour de l'élection présidentielle du 20 Mars 2016, emprisonné.

Jean Marie Michel MOKOKO vainqueur du premier tour de l'élection présidentielle du 20 Mars 2016, emprisonné.

Selon Elie SMITH, une source judiciaire interne au parquet informe qu'un tribunal spécial a été créé à Brazzaville pour juger les affaires politiques au Congo. Parmi les juges, les plus impartiaux ont refusé de jouer à cette mascarade judiciaire visant à condamner des innocents, notamment tous les prisonniers politiques injustement condamnés et abusivement incarcérés.

Cependant, certains juges acquis au clan au pouvoir, ont accepté de le mettre en place, ils appartiendraient d’ailleurs quasiment tous au clan ou à la famille de Denis Sassou NGUESSO... Les magistrats qui se sont opposés, arguent que l'affaire Mokoko n'honore pas la justice congolaise, au contraire son transfert le 16 juin à la maison d’arrêt après avoir été gardé pendant 48 heures dans les locaux du parquet et pris en ôtage depuis son positionnement en tête du premier tour de l'élection présidentielle, est un déni de justice et démontre que la « justice » dans ce pays est instrumentalisée à des fins politiques pour assouvir les ambitions dictatoriales du clan au pouvoir.

Il apparaît clairement que les méthodes utilisées actuellement par le régime dictatorial de Denis Sassou NGUESSO, ressemblent étrangement à celles utilisées aux moments sombres de l’histoire congolaise, en particulier avec une « justice » expéditive depuis les indépendances jusqu’à la conférence nationale, comme l'assassinat de plusieurs personnalités dont l'ancien président Massambat Débat, le Cardinal Emile Biayenda ou Marien NGOUABI. C’est pourquoi il serait intéressant de se poser la question suivante : existe-t-il des liens de consanguinité étroits entre les évènements politiques et judiciaires du passé, l’injustice expéditive actuelle et les hommes au pouvoir actuellement ?

Il semble que le clan au pouvoir préparerait des convocations à l'encontre de Parfait Kolelas, Okombi Salissa, Charles Bowao, Claudine Munari, Clément Miérassa et autres pour faire table rase et éliminer du champ politique certains de ses adversaires. Cependant l’on murmure sous le manteau que certaines personnalités ne seraient convoquées que pour faire diversion. Sassou aurait-il des taupes dans l’opposition ?

Des sources indiquent que le clan savoure l’emprisonnement de l’innocent Général Jean-Marie Michel MOKOKO, en particulier Jean Dominique OKEMBA, Mondjo, Mouagny, Jean François NDENGUET. Ceux-ci auraient sabré le champagne dès son arrestation, après leur première prise d’otages en le mettant lui et certains autres en résidence surveillée renforcée.

Des informations circulent sur le fait que les leaders du clan tel Jean Dominique OKEMBA, armés jusqu’aux dents contre des populations sans armes, veulent en découdre et en finir en mettant le pays à feu et sang, pour clore l’opération « Coller les affaires ». Des stocks d'armes et munitions ont été encore importés ces dernières semaines.

Bien que le Général Okoi, Chef d'État-major Général des Armées et le Général Norbert Dabira n'ont rien fait pour instaurer un climat de paix et de stabilité dans le pays, ils n’auraient pas semble-t-il selon des sources, apprécié le traitement infligé à leur camarade d’armes dont l’honnêteté, l’intégrité et la loyauté envers le peuple et la nation n’est plus à démontrer.

Au début des années 1990, le Général Jean-Marie Michel MOKOKO a été au centre de la démocratisation du pays. En tant que chef d’État-major, il avait permis la tenue de la Conférence nationale et la protection physique de son actuel bourreau Denis Sassou NGUESSO, alors mis en difficulté par les évènements de l’époque. Pourtant l’actuel locataire du palais du peuple n’avait pas apprécié qu’il ne se rangeât pas de son côté, en tirant sur le peuple et en arrêtant ou en massacrant les opposants de l’époque.

C’est cette rancune qui ressort actuellement, surtout que le Général Jean-Marie Michel MOKOKO n’a pas de milices ou d’éléments dans l’armée acquis à sa cause pour le défendre contre vents et marées et que ce dernier ait été préféré par la majorité du peuple au premier tour de l’élection pour la magistrature suprême, au détriment de son locataire habituel. Denis Sassou NGUESSO se préparant pour l’option actuelle, a prévu de longue date un dispositif sécuritaire, militaire et judiciaire visant à tordre le cou de tous ses opposants, si un jour il venait à être mis en échec dans les urnes.

Le Congo souhaitait en 1992 mettre en place une démocratie pérenne, mais des forces contradictoires se sont mises en travers de son chemin, notamment à cause des ressources du sous-sol tel le pétrole. Le président français Jacques Chirac avait choisi de tuer dans l’œuf la démocratie congolaise en gestation pour assouvir les intérêts de la France en 1997 et ainsi étouffer les velléités d’indépendance et de démocratisation, en soutenant par tous les moyens possibles Denis Sassou NGUESSO. Pour cela, des faiblesses du régime de Pascal LISSOUBA avaient été exploitées.

Ce soutien a permis à Denis Sassou NGUESSO d’opérer un coup d’État en engageant des combats fratricides qui ont emporté dans l’abîme le pouvoir du président élu Pascal LISSOUBA. Denis Sassou NGUESSO a mis en place un système corrompu pour se maintenir au pouvoir et le transmettre plus tard à son clan, ayant pris le soin de confisquer toutes les victuailles en affamant la majorité de son peuple, lui servant sur des plateaux d’argile des rêves à très long terme irréalisables.

Il était impossible d’atteindre l’émergence si les ressources et les richesses sont captées malicieusement par un clan restreint et des puissances étrangères. Car une économie ne peut pas prendre de l’essor s’il n'existe pas en interne en termes de volume de consommation et d’investissement dans les domaines clé de la vie sociétale et économique des capacités induites. Et si en outre, la paix n'est pas pérenne et que les systèmes d’éducation et de santé, ainsi que de recherche ne sont pas performants et dynamiques.

Or rien de cela n’a été visible, hormis les voies de communication comme la route Pointe-Noire – Brazzaville ou celles reliant le Gabon ou le Cameroun au Congo. Pourtant beaucoup de fonds et ressources de la nation ont été détournés, captés et confisqués par les membres du clan et leurs affidés internes et externes.

En 1997, en arrivant au pouvoir, le président Sassou savait qu’il avait "entubé" le peuple par de beaux discours et qu’il venait pour construire un système privatif et privé. Il s’est taillé d’abord une transition de 5 ans et 2 mandats de 7 ans pour s’empiffrer avec son clan de richesses et il voulait rempiler en 2016 dans le même élan, avec le même système politique pourri jusqu’à la moelle, pour les sécuriser et mettre en place une protection institutionnelle sur les nombreux crimes commis, ayant pris le soin d’acheter des consciences parmi les puissances étrangères qui le soutiennent.

Dans son équation, il n’a pas intégré le fait que dans la durée, le pouvoir use, et que les insuffisances et abus apparaissent au grand jour. Le peuple en avait marre des privations injustifiées, étant donné que le clan ne cachait pas son goût pour le luxe et l’abondance exclusive. Le pays était présenté à l’étranger et aux populations comme pauvre et endetté, mais les autorités sans gêne s’enrichissaient abondamment et enrichissaient des parties extérieures, alors que le Chemin d’avenir vendait du rêve à l’infini au peuple qui manque jusqu'à présent de tout. Avec comme cérise sur le gâteau, la division pour règner en maître.

C’est ainsi que toute œuvre humaine ayant des limites, le peuple s’est révolté enfin, sorti de sa torpeur et a choisi de porter le Général Jean-Marie Michel MOKOKO qui était éloigné des magouilles politiciennes du pouvoir, à la tête du premier tour de l’élection présidentielle du 20 Mars 2016. Denis Sassou NGUESSO ne comprend toujours pas comment lui le grand « bâtisseur » qui a construit avec l’argent de la nation tout un tas d’infrastructures peut-il être rejeté ?

Il fulmine de colère chaque jour et décide d’éliminer tout ce qui est susceptible de lui barrer la route et met en place l’opération « Coller les affaires », en l'enrobant de baume judiciaire pour couvrir les méfaits. Cela ne peut être possible que parce qu’en arrivant au pouvoir, il a mis en place un système politique à sa botte et construit une armée et une police sur mesure, aidées par de nombreuses milices armées, ayant chacune des rôles à tenir et des tâches à accomplir pendant les périodes de troubles éventuels inventés pour les besoins de la cause. L’objectif est la conservation du pouvoir par tous les moyens imaginables.

Le général Jean-Marie Michel Mokoko est pourtant l’homme de la situation et il n’est pas rancunier. Si le président Sassou avait choisi d’aller en retraite amplement méritée, il est celui qui garantissait pleinement sa sécurité et celle de son clan, avec d’autres officiers de l’armée congolaise tel le Général Blanchard OKOÏ et en même temps, il permettait de laver le linge sale en famille et utiliserait son expérience d’ancien chef d’État pour aider à améliorer les conditions de développement du pays et construire avec le peuple un système politique plus intègre.

Cela Denis Sassou NGUESSO ne le veut pas, il veut mourir au pouvoir et le transmettre à son clan. C’est pourquoi le peuple congolais dans toutes ses composantes et sa diversité doit sortir davantage de sa torpeur et mener une lutte sans merci contre ce régime qu’il a éjecté par les urnes, s'il ne ravise à temps. Il doit s’attendre à ce qu’un rideau de fer violent s’abatte sur le pays.

C’est pour cela qu’intelligemment, il devrait dans l’ombre des regards comme les autres, construire une riposte mature, réaliste et percutante à la mesure des enjeux en présence, dont la désobéissance civile n’est qu’un maillon, une des étapes fondamentales sur le chemin du rétablissement de la vérité des urnes et du vrai Droit. Cela nécessite du courage, de l’abnégation, de la résistance, de l’effort, de l'endurance et de la perspicacité, ainsi que la prise des décisions efficaces à des moments les plus opportuns, d’où la nécessité de leaders excellents et performants pour gagner du temps.

Il doit sortir de l’ethnicisation du pouvoir, des mentalités rétrogrades et des points de vue étriqués et des esprits contrôlés et manipulés, pour s’unir comme un seul peuple qui combat contre des forces obscures puissantes pour une véritable indépendance et l'instauration d'une vraie unité nationale. Car le Général Jean-Marie Michel MOKOKO et les autres prisonniers politiques doivent être libérés sans condition ! Et que plus personne ne soit à jamais incarcéré pour ses opinions et prises de positions politiques !

Jean de Dieu MOSSINGUE

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