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"Les médias, une arme géopolitique dans les mains de l'Occident" + Journalisme moderne: l'accent est sur l'élément commercial

Publié par Jean de Dieu MOSSINGUE sur 7 Juin 2016, 00:10am

Catégories : #Politique internationale

"Les médias, une arme géopolitique dans les mains de l'Occident"

© Sputnik. Andrey Stenin

© Sputnik. Andrey Stenin

Depuis longtemps, l'Occident se sert des médias comme d'une arme et ce dans le but d'atteindre ses objectifs géopolitiques, assure dans un entretien à Sputnik le journaliste vénézuélien et reporter de la chaîne Telesur Rolando Segura.

"Il en existe de nombreuses preuves. Je mentionnerais le rôle joué par la presse occidentale dans le renversement du leader libyen Mouammar Kadhafi. J'étais correspondant dans ce pays et j'ai tout vu de mes propres yeux. Les journaux et les chaînes répétaient à longueur de temps qu'une +intervention humanitaire+ était indispensable dans ce pays pour protéger les civils contre le dictateur sanglant", a-t-il déclaré lors du forum intitulé "Nouvelle ère du journalisme: adieu aux grands médias internationaux".

Et voilà que cette "mission humanitaire" s'est traduite par des bombardements qui ont fait entre 30.000 et 100.000 victimes, poursuit-il.

"Ces mêmes médias qui accusaient sans répit Kadhafi de tous les maux, n'ont pas prononcé un seul mot sur les bombardements occidentaux sur des hôpitaux, écoles, immeubles résidentiels, installations d'approvisionnement en eau et en électricité", a pointé M. Segura.

Et d'ajouter que les médias libyens officiels avaient été abolis, si bien que la population de ce pays ne pouvait plus être informée sur ce qui se passe dans le pays. "Ainsi, ils ont pris le contrôle même sur l'espace médiatique de ce pays", a-t-il rappelé.

"Une rhétorique similaire résonne aujourd'hui et vise des pays comme la Russie et le Venezuela. Les médias américains peignent quotidiennement en noir la situation dans mon pays, appelant à une intervention extérieure et ce +pour le bien du peuple vénézuélien+", a lancé Rolando Segura.

 

Selon ce dernier, les médias qui diffusent un point de vue alternatif sur les événements internationaux doivent s'unir pour faire front uni face à "la guerre médiatique occidentale".

"C'est avec tout le sérieux possible qu'il faut prendre les déclarations des leaders occidentaux appelant à torpiller le travail des médias comme RT, Sputnik ou Telesur. Nous devons nous entraider pour leur compliquer la tâche qui n'est autre qu'une attaque à la liberté d'expression", a conclu l'expert.

Le forum "Nouvelle ère du journalisme: adieu aux grands médias internationaux" a démarré à Moscou le lundi 6 juin. Des experts des médias de 30 pays, dont les États-Unis, le Royaume-Uni, la France, l'Inde, la Chine, l’Égypte, l'Arménie, l'Azerbaïdjan et les Émirats arabes unis, participent au forum qui se tient dans l'agence Rossiya Segodnya.

 

L'événement a été inaugurée par une session intitulée "Le journaliste à l'époque de l'après mainstream" où des experts russes et étrangers se sont réunis pour discuter des tendances actuelles dans les médias et des traits caractéristiques de cette époque pour tenter de pénétrer la dynamique de son développement.

Source: Sputniknews

Journalisme moderne: l'accent est sur l'élément commercial

© Photo. Photo: Fotolia.com/maselkoo99

© Photo. Photo: Fotolia.com/maselkoo99

Un signe d'une nouvelle époque post-mainstream est que les médias alternatifs sont de plus en plus recherchés auprès du public des quatre coins du monde. Mais il reste plusieurs défis à relever. Frank La Rue, sous-directeur général pour la communication et l'information de l'Unesco, l'explique à Sputnik.

L'un des défis pour le journalisme moderne est la montée de violences, estime le haut responsable.

"Et je pense que c'est lié indirectement à Internet parce que le journalisme s'affiche plus publiquement maintenant. Ça couvre maintenant des distances plus larges et par conséquent a un impact plus important", a-t-il souligné.

Les journalistes et les lanceurs d'alerte ou autre type de journalisme d'investigation s'emparent d'un public plus large qu'auparavant, selon lui, et cela fait peur à beaucoup de leaders politiques.

"Il y a de plus en plus de réactions contre le journalisme d'investigation aujourd'hui. Voici pourquoi on retrouve beaucoup de cas de détention arbitraire des journalistes", a fait remarquer M.La Rue.

Il condamne les sanctions qu'on impose aujourd'hui aux journalistes. L'expert fait valoir l'importance de promouvoir la liberté de la presse partout dans le monde.

 

Le plus grand problème du journalisme moderne est, selon M.La Rue, la concentration massive des médias autour des grands monopoles, parce qu'on met l'accent sur l'élément commercial et pas sur la fourniture d'information professionnelle et parfois ce qui est vendu est souvent le plus important.

Souvent, on diffuse des informations sur la violence et d'autres moments dramatiques alors qu'on a besoin d'une meilleure analyse, affirme le haut responsable de l'Unesco.

"L'alternative est le pluralisme et la diversité des idées, des positions et des principes ainsi que la diversité des médias", a-t-il conclu.

Le forum "Nouvelle ère du journalisme: adieu aux grands médias internationaux" a démarré à Moscou le lundi 6 juin. Des experts des médias de 30 pays, dont les États-Unis, le Royaume-Uni, la France, l'Inde, la Chine, l’Égypte, l'Arménie, l'Azerbaïdjan et les Émirats arabes unis, participent au forum qui se tient dans l'agence Rossiya Segodnya.

 

L'événement a été inaugurée par une session intitulée "Le journaliste à l'époque de l'après mainstream" où des experts russes et étrangers se sont réunis pour discuter des tendances actuelles dans les médias et des traits caractéristiques de cette époque pour tenter de pénétrer la dynamique de son développement.

Source: Sputniknews

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