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La République du Congo est carrément en faillite.

Publié par Jean de Dieu MOSSINGUE sur 30 Juin 2016, 19:41pm

Catégories : #Congo, #Faillite

La République du Congo est carrément en faillite.

L’État congolais a une énorme dette envers la compagnie de construction des routes et des bâtiments publics SGEC- Congo.

En 2010 les effectifs de la société dépassaient les 1.000 salariés, actuellement ils ont profondément dégraissé et sont passés à seulement 50 travailleurs, soit une réduction de 95%. De plus le dégraissage des effectifs continue et se fait toutes les semaines. Cela veut dire que la situation s’est largement détériorée.

Selon un expatrié (immigré) français de la société SGEC-Congo, la fermeture définitive s’effectuera en Juillet 2016, c’est-à-dire dans les heures ou les jours qui viennent. Étant donné les difficultés que connaissent la plupart des entités économiques, le pays connaîtra bientôt des moments difficiles. Plusieurs sociétés rencontrent les mêmes problèmes.

Le port autonome de Pointe-Noire (PAPN) qui est la principale porte d'entrée des marchandises au Congo dans la capitale économique du pays, connait aussi des difficultés, notamment avec une baisse drastique des activités. Cela a conduit nécessairement à la baisse des recettes douanières.

Selon les informations obtenues par le journaliste Elie SMITH issues des sources portuaires et bancaires, le compte des transactions douanières du guichet unique logé à la LCB Bank enregistre seulement entre 500 millions et 1 milliard de FCFA d’entrées par semaine, contre plus de 7 milliards avant la crise politique.

Le trafic maritime a fortement baissé au PAPN avec une forte réduction du nombre de bateaux en provenance de l’étranger, en particulier partant de la Chine (Hong Kong, Shenzen ou Shanghaï) ou d'Europe pour Pointe-Noire. De même la principale industrie brassicole du pays qui produit de la bière rencontre aussi des difficultés financières.

La société Brasco ne pouvant supporter la pression des coûts, a mis en congés techniques ses salariés temporaires. Cela signifie que même dans ce secteur juteux des difficultés s’annoncent, un plan social serait prévu dans cette société afin de réduire les charges d’exploitation. La crise financière est profonde, elle touche à la fois les secteurs public et privé.

L’État n’arrive plus à fournir par exemple les bons de carburant aux départements et la plupart des patrons disent qu’ils pourraient faire faillite. Pour tenir, ils réduisent les charges et licencient, mais jusqu’à quand ? Car il y a absence criarde de circulation de la liquidité et une réduction globale du volume des achats. Cet état de choses peut-il encore durer sans que les autorités n’en subissent les conséquences fâcheuses ?

Certes, il y a eu la chute des cours du pétrole sur lequel se reposent tous les espoirs de l’État en matière d’entrées financières, c’est une raison de plus pour que les autorités jouent à la prudence, sachant que même la Compagnie aérienne Ecair a besoin d’au moins 60 milliards de FCFA pour relancer ses activités, alors que les moyens financiers de l’État se raréfient. Les salaires des fonctionnaires et les bourses des étudiants par exemple, tardent à être payés.

Il n’y a pas si longtemps pourtant que le président Denis Sassou NGUESSO et son équipe distribuaient de l’argent à qui en voulait, sauf à ses « misérables » populations. Toute occasion était bonne pour faire la fête. Le président continue même à payer au prix fort des médias pour chanter ses louanges, jusqu'à en créer d'autres par des agents étrangers qui s'enrichissent sur le dos du peuple. Pourtant les journalistes locaux ont du mal à joindre les deux bouts.

Certains n'ont pas leurs salaires depuis des mois et la Télévision publique Télé-Congo (surnommée par les congolais Télé-foufou) manque de moyens.

Le budget annuel du pays en 2013 s'établissait à 4.000 milliards de francs CFA, le taux de croissance de l’économie du pays disait-on était de 5% et l’épargne budgétaire à 1.000 milliards de FCFA. Tout cela semble désormais bien loin, surtout que les membres du clan présidentiel et les autres vautours associés, se sont amusés avec l’argent du pays pour leurs propres jouissances et profits.

Cela démontre à suffisance l’inculture économique des autorités qui gouvernent le pays comme une épicerie clanique gaillardement mal gérée et sans objectifs précis et clairs à atteindre. Elles ont cru qu’elles pouvaient s’engager dans la voie de la déstabilisation, de la prédation et de l’instabilité politiques sans conduire le pays à sa perte. Le vrai résultat de cette situation catastrophique pointe désormais à l’horizon et sera visible d’ici peu.

Jean de Dieu MOSSINGUE

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