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Goldfields veut acquérir des actifs miniers en Afrique de l'ouest pour porter sa production à 1 million d'onces/an

Publié par Jean de Dieu MOSSINGUE sur 6 Juin 2016, 22:42pm

Catégories : #Economie

Alfred Baku, le vice-président pour l'Afrique de l'ouest de Goldfields Limited, a indiqué lundi 6 juin, que l'opérateur aurifère coté sur le Johannesburg Stock Exchange, réfléchissait sur la possibilité de reprendre la mine d'Induapriem au Ghana, à Anglogold Ashanti. « La mine d'Induapriem nous intéresse parce qu'elle est proche de notre mine de Tarkwa. Nous pensons qu'il serait intéressant de développer les deux sites ensemble », a fait savoir M. Baku, selon des propos rapportés par Bloomberg.

Goldfields a aussi des visées sur des mines d'or au Burkina-Faso, au Mali et au Sénégal, a-t-on aussi appris dans le même contexte. L'objectif derrière ces projets d'acquisition est de pouvoir accroître les volumes de production (jusqu'à un millions d'onces d'or) tout en maîtrisant les coûts.

Anglogold Ashanti s'est positionnée en vendeuse en 2015, en cédant une de ses mines américaines à Newmont pour 820 millions $, afin de soulager sa dette. Dans le même temps, elle a traîné les autorités ghanéennes devant les instances arbitrales internationales pour n'avoir pas protégé une de ses mines (celle d'Obuasi) des exploitations illégales. Goldfields y voit ainsi une opportunité d’effectuer une offre de rachat sur un des actifs ghanéens du troisième producteur d'or au monde. Il peut compter sur de bonnes prédispositions de sa base d'investisseurs. Sur le JSE, l'action Goldfield a bondi de 51% depuis la fin du mois de décembre 2015, même si on est loin du niveau de capitalisation boursière de 2011 (11,16 milliards $). Mais Anglogold ne semble pas prête à céder son site d'Induapriem. Son directeur général y voit un actif prometteur.

Un autre défi pour Goldfields qui vient de redresser sa situation financière, sera le financement d'une telle initiative. Sa trésorerie disponible à la fin de l'exercice 2015 s'est de nouveau effrité pour n'atteindre que 135 millions $. Dans le même temps sa dette globale atteint désormais les 3 milliards $, dont 564 millions $ dus à court terme.

Idriss Linge

Source: Agence Ecofin

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