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COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE "LA RENCONTRE AFRICAINE POUR LA DÉFENSE DES DROITS DE L' HOMME" (RADDHO) / POUR LA LIBÉRATION IMMÉDIATE ET SANS CONDITION DU GÉNÉRAL MOKOKO

Publié par Jean de Dieu MOSSINGUE sur 24 Juin 2016, 00:41am

Catégories : #Congo, #Libération MOKOKO

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE "LA RENCONTRE AFRICAINE POUR LA DÉFENSE DES DROITS DE L' HOMME" (RADDHO) / POUR LA LIBÉRATION IMMÉDIATE ET SANS CONDITION DU GÉNÉRAL MOKOKO

Le 13 avril 2016, la Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDHO) avait publié un Communiqué de presse dans lequel elle exprimait sa vive inquiétude face à la décision du Président Denis Sassou-Nguesso de modifier la Constitution pour briguer un nouveau mandat après 32 ans au pouvoir.

Cette décision qui a plongé la République du Congo dans une profonde crise post-électorale a atteint son seuil critique avec la proclamation des résultats de l’élection présidentielle organisée le 20 mars 2016. Pour la première fois en Afrique, on a assisté à l’interruption des réseaux de communication pendant une élection, suite à une décision du Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation isolant ainsi la population entière du processus électoral et empêchant par la même occasion les membres de la mission d’observation électorale de l’Union Africaine de surveiller le déroulement du scrutin sur l’étendue du territoire national.

Pire, malgré la contestation des résultats de l’élection présidentielle par certains candidats, notamment le Général Jean-Marie Michel Mokoko et d’autres opposants ayant appelé à la désobéissance civile, le Président Denis Sassou Ngesso s’est empressé pour faire valider de tels résultats par la Cour constitutionnelle sous la menace armée, encerclée par les éléments de la garde présidentielle.

C’est ainsi que le 27 mars 2016, le Général Mokoko a été assigné en résidence surveillée et, selon certaines sources, au bout de 72 jours, il a reçu de nouveau une convocation de la DTS qui décida cette fois-ci de le garder pour 48 heures afin de le museler.

En guise de rappel, au moment même où circulait la rumeur selon laquelle le Président Denis Sassou Nguesso s’apprêtait à modifier la Constitution pour briguer un nouveau mandat, le Général Mokoko avait émis des réserves et donné un avis contraire à un éventuel changement anticonstitutionnel.

Cette prise de position lui a valu d’être convoqué à Brazzaville par le Ministre de la Défense sur instruction du Président Nguesso alors qu’il était Représentant de l’Union Africaine à Bangui, en République Centrafricaine.

Dans la même foulée, le même Ministre de la Défense a fait retirer au Général Mokoko le détachement de Sécurité des militaires Congolais qui assurait la garde de sa résidence à Bangui sans même informer le Commandant du détachement de la Brigade congolaise de la Minusca.

Le 15 juin 2016, le Général Mokoko a été inculpé, menotté et envoyé en prison pour deux motifs fallacieux : « atteinte à la sureté de l’État » ; recrutement de mercenaires avec « détention illégale d’armes et munitions de guerre ».

Face à ces dérives autoritaires, la Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDHO) :

• Condamne avec fermeté l’arrestation, l’inculpation et la détention arbitraire en prison du Général Jean-Marie Michel Mokoko depuis le 15 juin 2016 ;

• Exige sa libération immédiate et sans condition dans les meilleurs délais conformément aux engagements régionaux et internationaux auxquels la République du Congo a souscrit ;

• Lance un appel pressant à l’Union Africaine dont il a été le Représentant au Mali et en République Centrafricaine pour qu’elle use de tout son pouvoir afin que le Général Mokoko recouvre sa liberté ;

• Invite les Nations Unies et l’ensemble de la Communauté internationale à exercer la pression sur le Président Denis Sassou Ngesso pour qu’il veille au strict respect des instruments juridiques régionaux et internationaux auxquels la République du Congo est État partie ;

• Exhorte vivement les organisations de la société civile africaine et de la communauté internationale à se mobiliser pour exiger la libération immédiate et sans condition du Général Mokoko dont le seul tort a été de répondre à l’appel de son peuple en détresse qui voyait en lui la seule personnalité capable de redresser la situation du pays et de lui redonner confiance.

Fait à Dakar, le 23 Juin 2016

Le Secrétariat Général

http://raddho.com/communique-de-presse-republique-du-congo…/

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=4855875

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