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Affaire Mokoko: l'opposition congolaise dénonce des pressions du pouvoir

Publié par Jean de Dieu MOSSINGUE sur 11 Juin 2016, 20:02pm

Catégories : #Politique internationale, #Congo

Meeting de campagne de Jean-Marie Michel Mokoko à Brazzaville, le 18 mars 2016. © Manu Pochez / RFI

Meeting de campagne de Jean-Marie Michel Mokoko à Brazzaville, le 18 mars 2016. © Manu Pochez / RFI

Au Congo-Brazzaville, le ministre de la Justice, Pierre Mabiala, a demandé, jeudi 9 juin, au procureur de la République « d'accélérer la procédure judiciaire » visant l'ex-candidat à la présidentielle. Selon la défense du général Mokoko, toute intervention politique serait malvenue. De son côté, l'opposant Guy-Romain Kinfoussia, porte-parole du Frocad et de l'IDC, dénonce des pressions de l'exécutif.

L’opposant Jean-Marie Michel Mokoko, ex-candidat à l’élection présidentielle remportée, au premier tour, par Denis Sassou-Nguesso, est visé par une procédure judiciaire pour son implication présumée dans un projet visant à chasser le président du pouvoir.

La déclaration du ministre congolais de la Justice, Pierre Mabiala, demandant au procureur de la République « d'accélérer la procédure judiciaire » n'inquiète pas la défense du général. Pour Maître Jean-Philippe Esseau, en effet, la procédure suit son cours normalement et toute intervention politique serait malvenue.

« La déclaration du ministre ne m’inquiète pas du tout parce que la procédure, à l’enquête préliminaire, se passe en toute sérénité. Je ne dirais pas que c’est une faute politique, mais une faute morale. C’est une déclaration qui rappelle les pratiques de l’ancienne République où le politique utilisait la justice pour régler les comptes politiques. Ravis, nous sommes dans une nouvelle République où on doit rompre avec les anti-valeurs. Une enquête préliminaire ne peut pas se dérouler sous la pression politique », a-t-il déclaré à RFI.

Maître Jean-Philippe Esseau a, par ailleurs, ajouté que depuis cette déclaration du ministre de la justice, il n’a pas eu de contact avec le procureur.

Pour l'opposant Guy-Romain Kinfoussia, porte-parole du Front républicain pour le respect de l’ordre constitutionnel et l’alternance démocratique (Frocad) et de l’Initiative pour la démocratie du Congo (IDC), cette intervention du ministre de la Justice est une preuve que le pouvoir politique fait pression sur le pouvoir judiciaire. Il y voit une injonction et une pression de l'exécutif dans le judiciaire, une montée en puissance du système répressif ainsi que l’embastillement de l'officier candidat à la dernière présidentielle : « Notre pays dispose d’institutions réputées indépendantes comme le pouvoir législatif, le pouvoir exécutif, le pouvoir judiciaire et puis la presse. Vous venez d’observer, par la déclaration du ministre garde des Sceaux, que la justice, chez nous, n’est pas un pouvoir indépendant. »

Et l'opposant de conclure : « Nous pensions que le gouvernement allait prendre une mesure d’apaisement en élargissant le maximum de nos camarades qui sont embastillés et illégalement détenus. Il n’en est pas question. Au contraire, il montre une montée en puissance du système répressif qui veut embastiller un général qui a été, je vous l’assure, reconnu apte à se présenter pour être président de la République. La Cour constitutionnelle a estimé que Jean-Marie Mokoko était un citoyen capable d’être président de la République. [Et] aujourd’hui, on découvre qu’on doit le poursuivre en justice ? Cela n’a aucun sens. »

Source: RFI

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