A Brazzaville, Pointe-Noire et autres localités, l’opération sécuritaire « Coller les affaires » se poursuit (en continu) - MIRASTNEWS
Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

MIRASTNEWS

MIRASTNEWS

Informations capitales, stratégiques et véridiques


A Brazzaville, Pointe-Noire et autres localités, l’opération sécuritaire « Coller les affaires » se poursuit (en continu)

Publié par Jean de Dieu MOSSINGUE sur 23 Juin 2016, 16:18pm

Catégories : #Congo, #Sassou, #Sécurité

A Brazzaville, Pointe-Noire et autres localités, l’opération sécuritaire « Coller les affaires » se poursuit (en continu)

Des sources signalent la présence d’au moins un millier de militaires étrangers non contrôlés par le chef d'état-major.

Dans la zone qui couvre le stade Massamba-Debat, l'Institut de jeunes sourds, la station X-Oil, le tennis club, des militaires sont positionnés et arrêtent les véhicules. Ils sont nombreux comme des fourmis, au moins un millier de militaires qui se sont positionnés le matin dans la forêt du tennis club, aux alentours du stade, et dans les espaces environnants. Certains, étaient mal vêtus mais portaient des armes.

Leur mission était d’arrêter les passants, surtout les véhicules, ils ont constitué plusieurs barrages, tôt ce matin, les chauffeurs devaient s’arrêter sur signalement de la main de l’un d’entre eux. Il fallait obligatoirement s’arrêter selon les témoins et baisser rapidement la vitre. Les militaires s’approchaient des véhicules et demandaient dans un français « frappé d'un fort accent » dont la tonalité ressemblait fort à celle des peuples de la région des Grands lacs, quelles étaient par exemple leurs destinations respectives. Où allez-vous ?

Les passants ou les chauffeurs ne comprenaient rien de tout ce remue-ménage même s’ils savent que le pays est en pleine turbulence politique avec la forfaiture de Denis Sassou NGUESSO. Chacun donnait sa réponse en fonction de sa destination, nombreux disaient qu’ils allaient au travail, d’autres se dirigeait chez eux ou ailleurs pour vaquer à leurs occupations. Après chaque réponse, les militaires indiquaient la voie à emprunter pour poursuivre le chemin.

Lorsque des questions leur étaient posées en lingala, ils esquissaient une certaine réponse comme par exemple "nzela e za nde kokangama, kasi zongala nde epayi boye", mais dans d’autres langues comme le kikongo, ils n’arrivaient pas à répondre. Mais si la discussion était prolongée en français, ces derniers ne pouvaient pas la poursuivre, limités par leurs connaissances réelles de la langue de Molière. Les témoins sont donc parvenus à en déduire que le nombre impressionnant de militaires qui pavanent dans les rues de Brazzaville, viennent d'autres pays francophones ou non, particulièrement de la RDC, du Burundi et/ou du Rwanda.

D’autres sources parlent de miliciens formés soit à côté d’Oyo, soit dans des pays comme le Soudan, en plus de mercenaires recrutés dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest ou Centrale. Tout cela donne l’impression qu’un massacre se préparait depuis un certain temps. Les hommes au pouvoir mis en difficulté dans les urnes semblent réfléchir à un plan qui ressemblerait à celui de 1997, pour réduire encore plus l’électorat du Sud du pays en éliminant physique le surplus qui les dérange. Et sans doute également dans le nord du pays, leur fief principal.

Les hommes armés ont envahi Brazzaville, ils ont bloqué les avenues. L'avenue principale qui longe de la présidence jusqu’à l'aéroport de Maya-Maya a été bloquée tôt le matin à partir de 8h, aux heures de pointe où la circulation est dense. Le hold-up électoral commence à avoir des effets désastreux pour l’économie du pays et sur la vie des populations. Les hommes au pouvoir parient sur le fait que les populations vont se lasser et finiront par accepter le forfait électoral en les laissant gérer le pays comme une monarchie.

Entre temps, le Trésor public décaisse d’énormes sommes d'argent pour entretenir ce climat de terreur, les soldats ont d’ailleurs sorti leurs armes lourdes, afin de permettre au clan de pérenniser la dictature. Denis Sassou NGUESSO et ses partisans l’ont proclamé dans les discours homme des masses, et ils soutiennent que leur candidat a obtenu soi-disant 60%, dans un pays normal, un tel pourcentage acquis dans les urnes, n’a pas besoin d’armes pour défendre le pouvoir, c’est la majorité du peuple qui descend massivement dans la rue pour défendre son candidat.

Général Jean Marie Michel MOKOKO. Source image: Entrecongolais

Celui qui utilise les armes contre son peuple pour se maintenir au pouvoir est un escroc politique, il n’a pas gagné les élections. Le vrai vainqueur est Jean Marie Michel MOKOKO qui a obtenu 37%, malgré le tripatouillage fait ici ou là. En réalité Denis Sassou NGUESSO rêve d’être un jour proclamé Roi ou Émir du Congo. Ce dernier s’active davantage pour renforcer ses forces qui semblent l’abandonner. Ainsi des sources parlent de plus d'une soixantaine de marabouts venus de plusieurs pays de l'Afrique de l'ouest, notamment le Sénégal, le Mali, la Guinée et autres. Le but est de lui permettre de retrouver des forces par des fétiches sur le plan mystique.

Dans cette situation d’instabilité, il est possible que des actes répréhensibles arbitraires contre les opposants ou les populations civiles soient encore perpétrés par les hommes au pouvoir. Des sources informent que la résidence du général Jean Marie Michel MOKOKO, actuellement arbitrairement emprisonné est à nouveau encerclée par au moins cinquante policiers. Il est possible que des fausses preuves soient apportées sur les lieux afin de l’incriminer. Certains médias soutiennent que MOKOKO serait éloigné de Brazzaville dans une direction inconnue et sans doute envoyé dans le Nord du pays, à Ouesso.

A Pointe-Noire les miliciens de Denis Sassou NGUESSO du groupe dirigé par Rmuald MOUBENDA ont froidement abattu dans la nuit du 17 Juin 2016 un couple de nationalité Française avec leurs enfants, dans leur domicile. Les miliciens cagoulés et armés se sont rendus chez eux dans des véhicules de couleur blanche de marque Toyota Hillux, pour commettre ce crime abominable, selon les témoins qui ont assisté à la scène.

Ces derniers ont entendu des coups de feu, des cris ahuraissants de détresse, puis un silence total quelques minutes plus tard, après l'entrée des ces hommes cagoulés armés jusqu'aux dents dans les lieux privés situés au bord de la côte (warf) de la ville de Pointe-Noire.

Les autorités congolaises ont tu l'information et dissimulé les corps. Certaines sources informent également que Jean NGOUABI, un proche de Jean Marie Michel MOKOKO enlevé après l'arrivée en tête du Général au premier tour de l'élection présidentielle du 20 Mars 2016 avec 37% des voix, aurait perdu un oeil dans la torture que lui ont infligé les sbires de Denis Sassou NGUESSO. Cette information a été confirmée par la militante des droits de l'homme Sandrine Moka YEBI sur Radio Canada Internationale (RCI).

Affaire à suivre...

Jean de Dieu MOSSINGUE

MIRASTNEWS

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents