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Venezuela : le prix de la farine de maïs multiplié par 10, le poulet par 13 + Les pays pauvres de l'OPEP endettés à cause de la chute des prix du pétrole + L'Opep, "menace à la sécurité nationale" des USA?

Publié par Jean de Dieu MOSSINGUE sur 25 Mai 2016, 01:31am

Catégories : #Economie

Venezuela : le prix de la farine de maïs multiplié par 10, le poulet par 13

Drapeau du Venezuela. Image Wikipedia

Drapeau du Venezuela. Image Wikipedia

Le Venezuela, géant pétrolier qui s’enlise dans le chaos politique et économique, a décuplé le prix de la farine de maïs, un ingrédient de base dans ce pays d’Amérique latine, et multiplié par treize celui du poulet.

Durant 15 mois, le gouvernement socialiste du président Nicolas Maduro a maintenu le kilo de farine à 19 bolivars. Depuis lundi, il a bondi à 190 bolivars, soit 19 dollars au taux de change utilisé pour importer les produits de première nécessité (médicaments, aliments, etc).

Au Venezuela, pays qui importe la quasi-totalité de ce qu’il consomme et déjà confronté à l’inflation la plus élevée du monde, le gouvernement contrôle le prix des aliments, comme la farine de maïs, un ingrédient communément utilisé pour la préparation des « arepas », des crêpes locales aussi incontournables que le pain dans d’autres pays.

Désormais dans les rayons des supermarchés, la farine se fait très rare. Depuis des mois, l’Association vénézuélienne des industriels de la farine de maïs demandait une réévaluation du prix de vente, estimant que celui-ci ne couvrait pas le coût de production.

La Surintendante des justes prix, l’organe du gouvernement responsable de ce secteur, a également annoncé cette semaine que le prix du kilo de poulet, gelé depuis février 2015, était multiplié par 13, passant de 65 à 850 bolivars (85 dollars).

Lundi, le géant américain Coca-Cola avait annoncé la suspension d’une grande partie de sa production au Venezuela faute de sucre, devenant ainsi la dernière grande entreprise victime des pénuries de produits alimentaires dans ce pays après notamment Kraft Heinz.

Doté des premières réserves mondiales de pétrole, le Venezuela pâtit de la chute des cours du brut et est plongé dans une grave crise politique alors que l’opposition, majoritaire depuis décembre au parlement, tente d’organiser un référendum pour destituer le président socialiste Nicolas Maduro, successeur du défunt Hugo Chavez.

Le PIB du Venezuela s’est contracté de 5,7% en 2015 et devrait encore le faire de 8% cette année, selon le FMI. L’inflation a atteint 180% en 2015, selon la banque centrale, et le FMI prévoit 700% en 2016.(Afp)

http://www.algerie1.com/flash-dactu/venezuela-le-prix-de-la-farine-de-mais-multiplie-par-10-le-poulet-par-13/

Sigle du Venezuela. Image Wikipedia

Sigle du Venezuela. Image Wikipedia

Notre commentaire: Il n'y a que ceux qui ne connaissent pas la situation réelle du Venezuela qui peuvent être surpris par ce qui arrive. Ce pays depuis Chavez jusqu'à Maduro a connu des multiples coups d’États organisés depuis Washington. L'économie contrairement à ce qui se dit est contrôlée par la grande bourgeoisie, tels que les commerces, les banques ou le change des monnaies.

Le pouvoir bolivarien n'a pas emprunté la voie cubaine, il s'est engouffré dans un régime démocratique qui laisse s'exprimer l'opposition. Mais cette opposition qui contrôle l'économie depuis plusieurs années, a commencé malicieusement à organiser la pénurie de tout et même des produits de première nécessité, pour pousser la population à se révolter tout en initiant des coups d'état qui ont tous foirés. Le pouvoir en place n'a pas non plus initié une politique forte visant à accroître dans le PIB la part de la production diversifiée issue d'autres activités. En organisant la pénurie, les commerçants acquis à l'opposition en profitaient pour augmenter les prix.

Bref, la baisse des prix du pétrole a réduit la marge de manœuvre du pouvoir socialiste dans le domaine des politiques sociales qui ont permis pendant la période faste de sortir la plus grande majorité de la pauvreté, en initiant une politique de redistribution correcte.

Le manque de moyens actuel, les erreurs dans la définition de certaines politiques de développement et les pénuries organisées ont fini par avoir raison du pouvoir bolivarien, ce qui a conduit à la victoire de l'opposition aux dernières élections. Le but de l'opposition est de privatiser les entreprises nationales, surtout dans la finance et les hydrocarbures. De nombreux membres de l'opposition sont poursuivis pour des crimes économiques et certains, les plus influents qui sont aussi trempés dans les coups d'état se sont réfugiés aux USA...

Les États-Unis et l'Arabie saoudite sont derrière l'opération de la baisse des prix du pétrole, dans le but à terme de ruiner les économies des pays récalcitrants, afin d'en reprendre le contrôle...

Jean de Dieu MOSSINGUE

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GÉOÉCONOMIE ET GÉOSTRATÉGIE DE L'ÉNERGIE: CHAOS ET ENJEUX RÉELS

GÉOÉCONOMIE ET GÉOSTRATÉGIE DE L'ÉNERGIE: CHAOS ET ENJEUX RÉELS

L'Opep, "menace à la sécurité nationale" des USA?

© AFP 2016 ALEXANDER KLEIN / FILE

© AFP 2016 ALEXANDER KLEIN / FILE

Face aux pratiques "déloyales" de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), les USA envisagent de créer une commission pour évaluer le niveau de menace qu'elle représente.

Les sénateurs américains pensent que l'organisation a recours à des méthodes déloyales pour renforcer sa domination sur le marché.

L'un des auteurs du projet de loi sur la création d'une commission spéciale, le républicain Kevin Kramer (Dakota du Nord), souligne qu'il est "nécessaire d'envisager toutes les solutions éventuelles car une telle situation pourrait constituer une menace à la sécurité nationale des USA".

Même si de tels efforts contre l'Opep ont déjà été entrepris — sans succès — le républicain Trent Franks, co-auteur du projet, est très optimiste.

A l'approche de l'élection présidentielle américaine, cette initiative revêt une importance particulière, d'autant que la vague de faillite des compagnies de schiste ou encore le rapprochement de la Russie et de l'Arabie saoudite — alors que les relations avec les USA se détériorent — préoccupent les hauts fonctionnaires américains.

 

Ces derniers temps, Riyad menace de vendre ses obligations de change et d'autres actifs américains pour 750 milliards de dollars si les États-Unis adoptaient le projet de loi permettant aux proches des victimes des attentats du 11 septembre 2001 de porter plainte contre l'Arabie saoudite.

La menace, toutefois, n'a pas lieu d'affoler les USA car l'Arabie saoudite détient seulement 116,8 milliards d'obligations américaines, et 281 milliards de dollars (février 2016) sont entre les mains les pays de l'Opep.

Autre point important — les dollars gagnés par les pays du Moyen-Orient grâce aux exportations pétrolières aux USA sont utilisés pour financer des groupes terroristes. Par conséquent, si la production intérieure diminuait les USA commenceraient à importer plus de pétrole, ce qui renforcerait indirectement la situation financière des terroristes.

De son côté, l'ex-ministre saoudien du Pétrole Ali al-Naïmi a balayé les accusations selon lesquelles son pays chercherait à nuire aux producteurs pétroliers américains.

Il semble pourtant évident que les cours pétroliers continuent de dépendre de la croissance économique en Chine et des décisions d'exploitation en Arabie saoudite.

Dennis Blair, ex-directeur du renseignement national des USA, pense que tous les avantages de la révolution de schiste et de la modernisation de la production ne seront pas notables "tant que les USA ne régleront pas le problème de la manipulation du marché par l'Opep".

 

Dans un rapport destiné au congrès et au nouveau président, il attire justement l'attention sur les changements politiques à effectuer pour assurer la sécurité énergétique des USA.

Cependant, les candidats démocrates à la présidentielle comptent adopter des restrictions importantes contre les compagnies de schiste.

Par exemple, Hillary Clinton a ouvertement déclaré que l'Amérique "ne laisserait pas se développer les entreprises travaillant dans les technologies rectificatives".

Une telle politique affecterait les compagnies de schiste, qui devraient alors faire face à l'Opep, à la baisse des prix du pétrole, au durcissement des conditions de la part des banques et à la pression des autorités. Sachant que d'autres compagnies pétrolières seront pleinement soutenues par leurs gouvernements respectifs.

Si les USA souhaitent réellement se concentrer sur leur sécurité énergétique, ils doivent commencer à soutenir les compagnies de schiste au lieu de les détruire.

https://fr.sputniknews.com/presse/201605251025289725-opep-usa-securite-nationale/

Les pays pauvres de l'OPEP endettés à cause de la chute des prix du pétrole

© Flickr/ Pete Markham

© Flickr/ Pete Markham

Les membres pauvres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), l'Angola, le Venezuela, le Nigeria et l'Irak, qui ont pris de nombreux crédits à l'époque où les prix du pétrole étaient élevés, se sont endettés après la chute des cotations.

Les pays pauvres de l'OPEP sont obligés de fournir à leurs créanciers des volumes de pétrole dépassant de trois fois ceux de la conjoncture favorable pour assurer leurs obligations financières.

Cette dette accrue a aggravé les divisions entre membres de l'OPEP, rapporte l'agence Reuters. Les pays pauvres insistent pour que la production de pétrole soit gelée, alors que les membres riches, notamment l'Arabie saoudite, s'opposent à cette mesure, malgré la chute des prix du pétrole de 60% depuis deux ans.

Cette année, l'Angola, le Nigeria, l'Irak et le Venezuela devront fournir à leur créancier du pétrole pour un montant total de 30 à 50 milliards de dollars. Si les prix du pétrole étaient de 120 dollars le baril, ces pays auraient dû fournir un million de baril par jour pour rembourser leur dette de 50 milliards de dollars. Maintenant, ils doivent exporter plus de trois millions de barils par jour.

Dans le même temps, les membres riches de l'OPEP, l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Koweït et le Qatar, ont peu de coentreprises avec les sociétés étrangères, n'ont pas d'accord de prépaiement avec la Chine et ne sont pas obligés d'emprunter aux opérateurs financiers.

Le 24 mai, un expert de Citigroup a déclaré que la stratégie de l'Arabie saoudite, visant à réduire la dépendance du royaume à l'égard du pétrole, est un signe précurseur de la chute de l'OPEP.

Cependant, le président de l'OPEP, le ministre qatari de l’Énergie Mohamed bin Saleh al-Sada, n'a pas exclu que les négociations sur le gel de la production de pétrole reprennent.

Les représentants de plusieurs pays producteurs de pétrole se sont réunis le 17 avril à Doha. Ils auraient dû signer un accord sur un gel de la production afin d'éviter une nouvelle chute des prix des hydrocarbures. Mais cette initiative a échoué à cause de l'Arabie saoudite, qui a refusé de signer quoi que ce soit sans la participation de l'Iran, qui n'était pas représenté lors de cette réunion dans la capitale qatarie.

https://fr.sputniknews.com/economie/201605251025299435-opep-petrole-dette/

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