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Sondage : une candidature Sarkozy massivement rejetée

Publié par Jean de Dieu MOSSINGUE sur 23 Mai 2016, 02:06am

Catégories : #Politique, #Sondage

Nicolas Sarkozy, le 18 mai à Paris. Photo Thomas Samson. AFP

Selon l'enquête Viavoice pour «Libération», l'image présidentielle de l'ancien chef de l’État s'est encore dégradée.

Rien ne semble pouvoir ébranler la confiance de Nicolas Sarkozy et de ses amis. Pas plus les contre-performances de son parti, devancé par le FN aux élections régionales et aux européennes, que le récent fiasco de son offensive contre le vote électronique pour les expatriés. Et encore moins les mauvais sondages, à l’image de celui de Viavoice, que publie Libération. Il met en évidence une régression régulière depuis son retour, en septembre 2014. Mais à six mois de la primaire, l’ancien chef de l’Etat se fait fort de déjouer tous les pronostics. Avec la débordante confiance en soi qui le caractérise, il explique que la vraie compétition ne commence qu’en septembre prochain, quand sera connue la liste des vrais candidats.

Notre sondage Viavoice montre que loin de s’imposer comme une évidence, la candidature Sarkozy est au contraire de plus en plus rejetée par les Français. Les deux tiers des sympathisants de droite et du centre (64%) et près de la moitié des sympathisants LR (45%) ne souhaitent pas que Nicolas Sarkozy se présente en 2017. La refondation du parti n’a manifestement rien arrangé : en février 2015, 37% des Français estimaient que Nicolas Sarkozy serait un «bon président de la République». Ils ne sont plus que 21%, aujourd’hui, à partager cette opinion. Très loin derrière Alain Juppé (45%), le chef de LR est désormais devancé par François Fillon (29%), François Bayrou (25%) et Bruno Le Maire (23%).

Cette dégradation se mesure aussi au nombre de Français qui déclarent avoir cru mais ne plus croire en Sarkozy. Ce serait, selon notre sondage, le cas de 32% des électeurs. Pour justifier son retour, le Président retraité avait expliqué que «le devoir» l’appelait car il était, hélas, le seul à pouvoir contenir le Front national. Il n’a pas convaincu : seulement 15% des Français estiment que son passé présidentiel constitue un atout tandis que 54% y voient un «handicap». Ils sont plus nombreux (58%) à dire qu’ils ne lui font «pas confiance» et plus encore (69%) à estimer qu’il n’est pas «porteur d’idées nouvelles». On cherche en vain les traces du Sarkozy d’avant 2007, celui qui bousculait Chirac et les chiraquiens à grand renfort de propositions inédites.

Contre un Juppé qui serait le candidat du «système» et des élites, Sarkozy prétend jouer la carte de l’homme de la rupture qui sait parler au peuple et qui ne craint pas la transgression. Cela ne va pas être facile. Selon notre sondage, il n’est considéré comme «proche des gens» ou «à l’écoute des difficultés des Français» que par 16% à 19% des personnes interrogées. «Loin d’incarner l’anti-système, il apparaît davantage comme un professionnel de la politique, identifié à son parti lui-même au cœur du “système”», constate François Miquet-Marty, président de Viavoice. Conséquence logique de cette dégradation; les Français doutent de sa capacité de victoire. Seuls 22% des électeurs et pas plus de 55% des sympathisants LR estiment que Nicolas Sarkozy est «capable de gagner la prochaine élection présidentielle». «C’est une large part du récit construit autour de Nicolas Sarkozy en 2007 et en 2014 qui s’effondre : l’homme de la rupture devient celui du passé», conclut François Miquet-Marty.

Alain Auffray

Libération

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