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Les USA négligent la sécurité nucléaire en Europe de l'Est + Pas d'Europe pour les migrants diplômés. Ankara fait le tri

Publié par Jean de Dieu MOSSINGUE sur 20 Mai 2016, 18:54pm

Catégories : #Politique internationale

Les USA négligent la sécurité nucléaire en Europe de l'Est

© AP Photo/ Petr David Josek

© AP Photo/ Petr David Josek

Selon le magazine américain Forbes, le département d’État US défend les intérêts commerciaux du groupe Westinghouse Electric (WEC) en Europe de l'Est en mettant en péril la sécurité des centrales nucléaires européennes.

Washington aide le groupe énergétique américano-japonais Westinghouse à s'implanter en Europe de l'Est, mais la sécurité des pays européens l'intéresse peu, affirme le magazine américain Forbes.

"Westinghouse n'est pas un simple groupe énergétique américain. C'est un bélier de Washington", note le magazine.

Les problèmes du groupe Westinghouse se sont aggravés après la catastrophe de Fukushima qui a conduit de nombreux pays à renoncer au nucléaire civil. "La filiale de Westinghouse qui produit des réacteurs est déficiente, le commerce de combustible nucléaire est la seule source de revenus du groupe, mais il stagne aussi", d'après une source de Forbes.

 

Dans ce contexte, les tendances antirusses en Europe profitent au groupe qui y voit un moyen de se maintenir à flot. Mais la méthode de Westinghouse qui consiste à saper les projets du groupe nucléaire public russe Rosatom pour le supplanter en Europe est assez dangereuse.

République tchèque

Les cartouches de Westinghouse ont déjà posé des problèmes à plusieurs centrales européennes dont celle de Temelin, dans la République tchèque.

"Les assemblages de combustible de Westinghouse sont moins bons et plus chers que le combustible russe. Cela a provoqué des arrêts fréquents des réacteurs de la centrale de Temelin", a déclaré l'ancien premier ministre tchèque Jiri Paroubek cité par le magazine.

En 2007, le groupe énergétique tchèque CEZ a même dû renoncer au combustible de Westinghouse au profit d'un combustible russe suite à une perte d'étanchéité des assemblages de combustible dans plusieurs réacteurs. De tels incidents présentent un risque d'accident.

"La décision de CEZ montre que les cartouches de combustible russes étaient plus fiables et que Washington faisait la promotion des produits qui présentaient un danger pour les centrales nucléaires", note Forbes.

Westinghouse peut produire des cartouches pour les blocs de conception russe tout comme Rosatom est capable de produire du combustible pour les réacteurs conçus en Occident. Mais "les prix du producteur russe sont inférieurs à ceux de Westinghouse. Les pays qui s'adressent au groupe américain sont donc obligés de payer plus cher pour la diversification des sources de combustible", ajoute le magazine.

Bulgarie

En 2012, la Bulgarie a renoncé à un projet de coopération nucléaire avec la Russie. Ce projet portait sur la construction d'une centrale nucléaire dotée de deux réacteurs de 1.000 MW chacun à Belene. Sofia a préféré construire le 6e bloc de type AR-1000, conçu par Westinghouse, à la centrale nucléaire de Kozlodui. Le groupe Westinghouse a été nommé fournisseur du projet sans passer par un appel d'offres. Les médias ont annoncé à l'époque que le premier ministre Bojko Borisov avait décidé d'arrêter la réalisation du projet de Belene après une visite à Sofia de la secrétaire d’État américaine Hillary Clinton.

 

Toutefois, des problèmes financiers importants ont empêché la Bulgarie de réaliser ce projet. Il s'est avéré que le prix de base du réacteur AR-1000 s'élevait à 7,7 milliards de dollars, alors que le groupe russe Rosatom avait proposé de construire les deux réacteurs de Belene pour une somme beaucoup moins importante.

M.Borisov a reconnu que Sofia avait renoncé au projet de Belene pour des raisons politiques.

Ukraine

Evincer la Russie du marché du combustible nucléaire ukrainien est un autre projet d'envergure de Westinghouse en Europe.

En 2012, l'autorité de sûreté nucléaire ukrainienne a interdit d'exploiter les cartouches de combustible de Westinghouse jusqu'à la fin de l'enquête sur des incidents impliquant des cartouches TBC-W de fabrication américaine. Il s'est avéré que les incidents avaient été provoqués par des défauts de production de Westinghouse.

 

"Deux ans plus tard (après le coup d’État de février 2014 en Ukraine), le nouveau premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk a mené des discussions avec Westinghouse sur les candidatures des nouveaux membres du régulateur de sûreté nucléaire ", rapporte Forbes.

En 2014, l'Ukraine et Westinghouse ont signé un nouvel accord sur les livraisons de cartouches du groupe à plusieurs centrales nucléaires du pays jusqu'à 2020. Kiev a expliqué la signature de l'accord par la nécessité de réduire sa dépendance énergétique vis-à-vis de la Russie, qui lui fournit toujours du combustible pour ses centrales malgré les relations tendues entre les deux pays.

Des experts ont plusieurs fois averti Kiev que le combustible de Westinghouse présentait une menace pour la sécurité des centrales, conçues pour utiliser du combustible de fabrication russe. Toutefois, cela n'a pas dissuadé l'Ukraine, qui a chargé les 42 premières cartouches de Westinghouse dans le 3e réacteur de sa centrale Ukraine du Sud en mars 2015.

En 2015, les spécialistes de la centrale ont enregistré une perte d'étanchéité de deux des 42 cartouches de Westinghouse dans ce réacteur. Le groupe avait pourtant affirmé que ses cartouches modernisées et fiables étaient adaptées pour les réacteurs VVER-1000 ukrainiens.

Mais le ministère ukrainien de l'Energie a déclaré fin avril dernier que Kiev achèterait d'avantage de combustible de Westinghouse pour en alimenter la centrale de Zaporojie. Le chargement des cartouches dans le 5e réacteur de Zaporojie est programmé pour mai.

 

Vendredi, le ministre ukrainien de l’Énergie Igor Nassalik a constaté l'arrêt du 3e réacteur de la centrale Ukraine du Sud qui utilise les cartouches de Westinghouse.

Les intérêts commerciaux de Westinghouse, qui bénéficie en outre du soutien des autorités américaines, priment sur la sûreté nucléaire.

En tout cas, "la carte de la politique antirusse est plus forte que celle de la sûreté nucléaire", conclut Forbes.

https://fr.sputniknews.com/international/201605201025165599-usa-europe-surete-nucleaire-westinghouse/

Pas d'Europe pour les migrants diplômés. Ankara fait le tri

© Flickr/ Jorge Franganillo

© Flickr/ Jorge Franganillo

L'échange de réfugiés entre la Turquie et l'UE est entré en vigueur le 20 mars dernier. Or, comme l'indique le site d'information allemand Spiegel Online, Ankara fait une sélection et empêche les migrants diplômés de partir.

En application de l'accord conclu par l'UE et la Turquie et destiné à gérer la crise migratoire, les réfugiés dont la demande d'asile a été jugée infondée sont renvoyés en Turquie. Parallèlement, pour chaque migrant renvoyé, les Européens se sont engagés à accueillir un Syrien.

Selon les informations du Spiegel Online, un représentant du Luxembourg a fait savoir lors d'une réunion de l'UE tenue à huis clos que parmi les premiers réfugiés envoyés par la Turquie dans le cadre de l'application du programme il y avait beaucoup de personnes grièvement malades et des migrants avec un niveau d'éducation extrêmement bas. Une opinion similaire a été émise au Bundestag par le secrétaire d’État au ministère fédéral de l'Intérieur, Ole Schröder.

Au cours de ces dernières semaines, la Turquie a rappelé les documents nécessaires pour être accueillis en Europe à une série de réfugiés, dont la plupart sont des "familles d'ingénieurs, de médecins et de personnes hautement qualifiées", écrit la source se référant à des informations venant d'Allemagne, des Pays-Bas et du Luxembourg.

 

Comme l'assure le Spiegel Online, la Turquie a fait savoir au Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) que les chercheurs syriens ne pouvaient plus prendre part au programme d'échange, soulignant que la décision relative au choix des candidats revenait au gouvernement du pays.

En application de l'accord sur les migrants conclu par la Turquie et l'Union européenne, le Vieux continent doit accueillir 72.000 migrants légaux.

 

https://fr.sputniknews.com/international/201605211025190594-echange-refugies-ue-turquie/

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