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Les Etats-Unis soutiennent un coup d’Etat contre la présidente du Brésil… mais «pas ouvertement» + Manif contre le coup d'Etat au Brésil sur le tapis rouge de Cannes

Publié par Jean de Dieu MOSSINGUE sur 17 Mai 2016, 22:10pm

Catégories : #Coup d'Etat, #Brésil, #Politique internationale

Les Etats-Unis soutiennent un coup d’Etat contre la présidente du Brésil… mais «pas ouvertement»

Les Etats-Unis soutiennent un coup d’Etat contre la présidente du Brésil… mais «pas ouvertement» + Manif contre le coup d'Etat au Brésil sur le tapis rouge de Cannes

Les Etats-Unis essayent de mettre en place un gouvernement qui servira d’avantage leurs intérêts, comme ceux qui ont précédé le Parti des Travailleurs, selon Mark Weisbrot, co-directeur du Centre for Economic and Policy Research.

D’après les dernières divulgations de Wikileaks, le président du Brésil par intérim Michel Temer aurait travaillé pour les services secrets américains en qualité d’informateur. En outre, les derniers sondages montrent que seuls 2% de ses concitoyens le soutiennent et voteraient pour lui s’il se présentait aux élections présidentielles.

RT: Quelles pourraient être les conséquences de ces divulgations pour le président par intérim Michel Temer ?

Mark Weisbrot (M.W.) : C’est difficile à dire. C’est un nouveau gouvernement qui va être ou veut être très proche des Etats-Unis. Ils veulent nommer Jose Serra, qui a perdu les élections présidentielles en 2010, au poste de Ministre des Affaires étrangères. Il avait un programme électoral très proche de la politique étrangère des Etats-Unis. Il a critiqué tous les pays voisins du Brésil, accusé la Bolivie de favoriser le trafic de drogues ; s’en est pris au Vénézuéla. Il a critiqué le gouvernement précédent, [celui de Luiz Inacio Lula da Silva] pour avoir tenté d’organiser l’échange d’uranium faiblement enrichi contre des barres de combustible nucléaire entre la Turquie et l’Iran en 2010. Il était très en phase avec la politique américaine. C’est le genre de politique étrangère qu’ils veulent promouvoir.

[Le Président par intérim] ne commence pas avec beaucoup de légitimité. 2% de la population seraient prêts à voter pour lui s’il se présentait aux élections présidentielles

RT: Pensez-vous que ces divulgations puissent compromettre la légitimité de Michel Temer?

M.W. : Il ne commence pas avec beaucoup de légitimité. 2% de la population seraient prêts à voter pour lui s’il se présentait aux élections présidentielles. Il fait l’objet d’une enquête, tout comme la plupart des membres du Congrès qui essayent de se débarrasser de la Présidente. Les gens ne l’apprécient pas et considèrent que la destitution de la Présidente est anticonstitutionnelle.

Aloysio Nunes, l’homme à l’origine de la destitution au Sénat [...] a rencontré Thomas Shannon, un haut fonctionnaire du Département d’Etat impliqué dans d’autres coups d’Etat dans la région

RT: Les Etats-Unis vont-ils réagir à la destitution de la présidente? Vont-ils soutenir leur ancien informateur et son gouvernement?

M.W. : Les Etats-Unis les soutiennent mais pas ouvertement. Par exemple, il y a quelques semaines, Aloysio Nunes, l’homme à l’origine de la destitution au Sénat, s’est rendu aux Etats-Unis et a y rencontré Thomas Shannon, un haut fonctionnaire du Département d’Etat impliqué dans d’autres coups d’Etat dans la région, dont celui au Honduras en 2009. Il est également impliqué dans les suites du coup d’Etat au Paraguay en 2012, qui ressemble en tous points à celui contre la présidente [du Brésil] et s’est produit en moins de 48h.

[Le] coup d’Etat au Paraguay en 2012 [...] ressemble en tous points à celui contre la présidente

Thomas Shannon va conseiller le gouvernement. Ancien ambassadeur des Etats-Unis au Brésil, il est également le numéro trois du Département d’Etat. C’est lui qui va décider. Il n’avait aucune obligation de rencontrer Aloysio Nunes mais il l’a fait. Accepter de le rencontrer en pleine destitution de Dilma [Rousseff] est une façon de montrer à tous ceux qui suivent l’affaire que les Etats-Unis soutiennent ce coup d’Etat. Ils ne feront ou ne montreront rien de plus car ils veulent faire croire qu’ils sont neutres.

Cela ressemble beaucoup à ce qu’ils ont fait en Honduras en 2009, au tout début du coup militaire

Mais cela ressemble beaucoup à ce qu’ils ont fait en Honduras en 2009, au tout début du coup militaire. La Maison Blanche a immédiatement fait une déclaration qui, contrairement à tous les autres pays, ne condamnait pas du tout le coup. C’était leur façon de dire à tout le monde qu’ils le soutenaient, parce que, au 21ème siècle, ils ne peuvent pas dire qu’ils soutiennent un coup d’Etat militaire. Je pense que dans ce coup, ils veulent garder une apparence de neutralité. Cependant, tous ceux impliqués dans le coup, y compris les médias - qui jouent, bien sûr, un rôle important - savent que les Etats-Unis sont de leur côté et qu’ils vont essayer de mettre en place un gouvernement qui servira d’avantage leurs intérêts, comme ceux [qui étaient au pouvoir] avant le Parti des Travailleurs.

LIRE AUSSI : Brésil: le tribunal suprême suspend la nomination de Lula qui manifeste dans la rue

 

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans cette section sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

RT France

L’israélien Ilan Goldfein nommé Gouverneur de la Banque Centrale du Brésil

A peine la présidente brésilienne de gauche Dilma Rousseff a été écartée du pouvoir, pour de supposées accusations de corruption, que d'autres destitutions se succèdent, laissant profiler un changement politique radical dans ce pays.

Jeudi, le président de la Banque centrale du Brésil Alexandre Tombini a été destitué et remplacé par Ilan Goldfein

Selon l’AFP, ce poste est l'un des derniers postes clés qui restaient à pourvoir dans l'équipe économique du gouvernement par intérim de Michel Temer, le successeur de Mme Rousseff. Selon les documents secrets WikiLeaks publiés sur le site fondé par Julian Assange, Temer a été en 2006 un informateur pour le compte du Conseil national de sécurité des Etats-Unis.

Or il s'avère que le nouveau president de la Banque centrale est « un israélien de Haïfa », selon le site en ligne du journal israélien JSSNews, qui assure "qu'il a de la famille en Israël et y revient régulièrement"

Il avait précédemment servi comme chef économiste chez Itau, la plus grande banque privée du Brésil, puis a été adjoint au gouverneur de la Banque du Brésil, conseiller de la Banque mondiale et conseiller du Fonds monétaire international.

Goldfein a obtenu son doctorat en économie au MIT. Il est considéré comme l’un des principaux économistes au Brésil. Outre le portugais, il parle l’hébreu, l’anglais et l’espagnol, indique JSSNews. Plusieurs Etats d'Amérique Latine gouvernés par des partis de gauche sont le théatre de troubles politiques conduits par des partis de droite. Ils ont abouti dans de nombreux cas à la destitution de leur gouvernement et à l'avènement des groupes soutenue par les Etats-Unis et les institutions internationales qu'ils contrôlent, dont le FMI ou la BM.

http://french.almanar.com.lb/adetails.php?eid=303433&cid=13&fromval=1&frid=13&seccatid=493&s1=1

Manif contre le coup d'Etat au Brésil sur le tapis rouge de Cannes

© capture d'écran : Twitter

© capture d'écran : Twitter

L'équipe du film brésilien «Aquarius» en compétition à Cannes et un groupe auto-proclamé «L’Humanité contre le coup d’Etat au Brésil», condamnent la destitution de la présidente brésilienne Dilma Roussef par des éléments de l’extrême-droite.

Sur les marches du Palais du festival de Cannes, le 16 mai, l’équipe du film brésilien Aquarius a voulu montrer au monde que la destitution de Dilma Rousseff était pour eux un acte politique très grave. Lors de la projection officielle du film en compétition, le réalisateur Kleber Mendonça Filho et ses acteurs ont brandi des panneaux pour dénoncer le «coup d'Etat» qui a eu lieu au Brésil. Dans la salle, le reste de l'équipe avait aussi déployé une banderole «Stop coup in Brasil» et des petites pancartes disant : «Le Brésil n'est plus une démocratie» et «On va résister». Le public a réagi en les applaudissant à tout rompre.

No Festival de Cannes,atores se manifestaram contra a saída d Dilma Rousseff https://t.co/lyMVoT36FX#Brasil#DilmaRoussef@comgub@CumbreCP

Rappelons que la présidente brésilienne Dilma Rousseff a été destituée par un vote des sénateurs dans la nuit du 11 au 12 mai 2016, mettant fin à 13 années de pouvoir du Parti des travailleurs. En attente d'un procès pour «crime de responsabilité», elle a été remplacée ad interim par son vice-président et grand rival, Michel Temer. Dans un tweet, Dilma Rousseff a remercié l'équipe du film Aquarius de ce soutien :

Obrigada, Kleber Mendonça Filho (@kmendoncafilho), Sonia Braga (@bragasonia) e Maeve Jinkings - o talento do Brasil em Cannes.

 

Échos internationaux de l'indignation

Par ailleurs, un groupe de plus de 800 intellectuels internationaux nommé «L’Humanité contre le coup d’Etat au Brésil a demandé à l’UNASUR [l’Union des nations sud-américaines composé de 12 pays membres] pour suspendre les effets de ce coup d’Etat mené par «un congrès discutable et corrompu. Pour tout ce que les membres de ce coup ont révélé, et pour leurs liens avec la haute finance, le coup ayant mis Michel Temer au pouvoir est illégitime et illégal», clame son communiqué. Ils sont très nombreux sur Twitter à offrir leur soutien à la pésidente déchue.

Total soutien à #DilmaRoussef face à ce coup d'État institutionnel

Les syndicats brésiliens apportent leur soutien à Lula et Dilma Roussef https://t.co/6xqJpJuzxz#syndicat#cfdt

Plusieurs membres du Parti du Mouvement démocratique du Brésil, dont le nouveau président Michel Temer est le leader, sont impliqués dans le pire scandale de corruption de toute l’histoire du Brésil, surnommé l’Opération «Car Wash» [Lavage de voiture]. Un scandale de blanchiment et de pots de vin portant sur plusieurs millions de dollars, touchant la compagnie pétrolière nationale Petrobras.

Le nouveau président n’est pas directement impliqué lui-même dans ce gigantesque scandale, mais il souhaite limoger au moins 4 000 fonctionnaires et vient d’annoncer que son nouveau cabinet était entièrement constitué de «blancs». En outre, sept de ses ministres font actuellement l'objet d'une enquête pour leur rôle dans le scandale de corruption «Car Wash».

«Nous faisons appel à l’UNASUR pour appliquer le protocole de respect de la démocratie adopté par tous les pays de l’organisation, qui pourrait arrêter la destruction de la démocratie au Brésil», réclame le communiqué diffusé par le groupe de 800 intellectuels.

https://francais.rt.com/international/20751-manif-contre-coup-detat-bresil-cannes

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