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L’Iran s’apprête à riposter face aux mesures économiques des USA contre elle

Publié par Jean de Dieu MOSSINGUE sur 18 Mai 2016, 22:17pm

Catégories : #Politique internationale, #Iran, #USA

Quatre mois se sont écoulés depuis l'entrée en vigueur de l'accord nucléaire. À première vue, beaucoup ont cru que les problèmes entre l'Iran et les États-Unis ont une chance d'être résolue, voire que la question nucléaire servirait de base pour des accords sur des dossiers régionaux et internationaux.

Au milieu de cet optimisme, le Guide suprême de la révolution islamique, sayyed Ali Khamenei a mis en garde contre un excès d'optimisme , soulignant que "la question nucléaire est un prétexte pour resserrer l'étau autour de l'Iran, par conséquent le dialogue avec Washington doit se limiter uniquement à ce dossier et ne doit concerner aucun autre , tant que Washington n'aurait pas prouvé ses bonnes intentions à l'égard de l'Iran".

Certes sur le papier, les sanctions contre l'Iran ont été levées mais en pratique les différends entre les parties ne se sont pas résolus bien au contraire .

Et pour cause, l'Iran s'est retrouvé dans une situation paralysante , elle ne peut pas profiter de cet accord puisque ses avoirs aux États-Unis , estimés à des milliards de dollars sont restés bloqués. Pis encore, une des principales négociatrice américaine, Wendy Sherman,a déclaré que les fonds à l'étranger servent à faciliter les opérations de commerce extérieur de l'Iran, et donc il n'est pas dans l'intérêt de Téhéran de les faire entrer dans le pays.

Mais encore, le 20 avril, la Cour suprême américaine a décidé que l'Iran devrait s'acquitter de près de deux milliards de dollars de compensations sur des fonds gelés aux États-Unis.

Ces compensations sont réclamées par plus de 1.000 victimes américaines d'attentats fomentés ou soutenus par Téhéran, selon les familles, notamment des attentats contre des garnisons américaines à Beyrouth en 1983 et en Arabie saoudite en 1996.

Côté iranien, l'escalade et la condamnation verbale contre la décision de la cour a commencé par une lettre de l'Assemblée consultative islamique adressée au président Hassan Rohani, appelant à la nécessité de fixer un calendrier aux américains pour exécuter leurs engagements à l'égard de la levée des sanctions, surtout financières. Et de ne point exercer une pression sur les banques étrangères pour les empêcher de traiter avec l'Iran.

Ainsi, le fait d'imposer un calendrier signifie que Téhéran pourrait revenir à la période pré-2013, et donc de reprendre ses activités nucléaires d'avant l'accord de Lausanne.

Or, Téhéran ne s'est pas contentée d'exprimer son mécontentement verbalement.

En effet, le gouvernement et le parlement iranien ont entamé une série de mesures légales à l'encontre de l'administration américaine. Notamment, la déposition d'une plainte à la Cour internationale de La Haye contre les États-Unis, pour "piraterie financière"...

Le parlement iranien a approuvé une proposition de loi demandant au gouvernement de porter plainte contre les États-Unis et d’exiger le remboursement des dommages causés par les actions de Washington depuis 1953.

Bref,181 parlementaires sur les 216 députés ont voté en faveur de la proposition de loi. Le document indique que les États-Unis ont pris plusieurs mesures afin de confisquer et prendre possession des avoirs iraniens gelés situés à l’extérieur du pays.

Les parlementaires font valoir que l’implication américaine dans la révolution iranienne de 1953, le soutien de Saddam Hussein, du régime de l’Arabie saoudite et des terroristes, qui ont pris la vie de 17.000 Iraniens, sont les preuves vivantes que les États-Unis soutiennent le terrorisme, « ce qui, malheureusement, est passé inaperçu dans la plupart des cas ».

En outre, le parlement demande au gouvernement iranien de demander réparation pour « la libération des espions américains qui avaient été relâchés sur la base de l’accord d’Alger en dépit des accusations d’espionnage contre eux », ainsi qu’une indemnisation de plus de deux milliards de dollars pour les accusations sans fondement sur l’implication de Téhéran dans les explosions au Liban en 1983 et en Arabie saoudite en 1996.

Certes, ce nouveau projet de loi ne peut forcer Washington de payer ces indemnisations, sans oublier que ce genre d'affaires risquent de prendre des dizaines d'années à la cour sans aboutir à un résultat.

Mais cela , l'Iran en est parfaitement consciente. A vrai dire, l'Iran adresse un message aux États-Unis à travers cette loi à savoir: l'Iran n'a pas oublié et n'oubliera pas l'histoire des États-Unis, où pendant plus de six décennies , ils n'ont cessé de frapper le pays et de nuire à ses intérêts , sa sécurité. Et si l'Iran s'est assise autour d'une table avec le Grand Satan pour discuter de la question nucléaire, cela ne signifie aucunement qu'elle a changé d'opinions envers lui. Pour l'Iran , il s'agissait uniquement de récupérer ses droits par le dialogue et la négociation.

Jusqu'à ce jour, l'expérience a été un échec, ni l' Iran n'a confiance en Amérique, malgré la présence qui croient à l’intérieur de la nécessité de se rapprocher d'eux, ni les États-Unis ont signé un accord nucléaire pour faire plaisir aux Iraniens.

http://french.almanar.com.lb/adetails.php?eid=303730&cid=86&fromval=1&frid=86&seccatid=28&s1=1

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