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L’argent de la honte! Human Rights Watch est devenue le premier déstabilisateur + Côte d'Ivoire – Pour la Défense de Gbagbo, Human Rights Watch est incompétente et pas crédible + Vidéos

Publié par Jean de Dieu MOSSINGUE sur 19 Mai 2016, 00:40am

Catégories : #Politique internationale

L’argent de la honte! Human Rights Watch est devenue le premier déstabilisateur

2010 George Soros s’engage à verser 100 millions de dollars à Human Rights Watch.Cette « subvention – défi » octroyée par Open Society Foundations permettra à Human Rights Watch d’élargir sa présence au niveau mondial(New York, le 7 septembre 2010) – George Soros, philanthrope et financier, a annoncé aujourd’hui l’attribution à Human Rights Watch d’une «subvention-défi» (« challenge grant ») d’un montant de 100 millions de dollars sur 10 ans. La subvention par Open Society Foundations, la plus importante que cette fondation ait jamais octroyée à une organisation non gouvernementale, sera employée à élargir et approfondir la présence de Human Rights Watch au niveau mondial, afin de protéger et de promouvoir plus efficacement les droits humains dans le monde entier.

Cette subvention est assortie d’un défi pour Human Rights Watch, qui n’accepte aucun financement de la part de gouvernements, et qui s’engage à tâcher de collecter une somme équivalente de 100 millions de dollars en contributions privées pour égaler le don d’Open Society Foundations. Human Rights Watch espère que la combinaison de la subvention et des fonds de même hauteur devant être levés, ainsi que d’autres actions de collecte de fonds, lui permettront de mettre en œuvre un plan stratégique pour devenir une organisation réellement mondiale. Ce plan exigera de Human Rights Watch une augmentation de son budget annuel de 48 millions de dollars à 80 millions de dollars dans les cinq ans à venir.

« Human Rights Watch est l’une des organisations les plus efficaces parmi celles que je soutiens », a déclaré Soros, fondateur et président d’Open Society Foundations. « Les droits humains servent de base à nos plus grandes aspirations : ils sont au cœur des sociétés ouvertes. »

George Soros a indiqué qu’il est particulièrement intéressé à encourager les philanthropes au delà de la communauté des partisans traditionnels des droits humains en Europe et en Amérique du Nord.

La subvention est destinée à soutenir le développement international de Human Rights Watch, en lui permettant de doter en personnel des bureaux de défense des droits humains dans les capitales régionales clés du monde entier et de renforcer la présence de ses chercheurs dans les pays concernés. Human Rights Watch prévoit en particulier d’accroitre sa capacité à influencer les puissances émergentes dans l’hémisphère Sud afin de promouvoir des politiques en faveur des droits humains.

« Human Rights Watch peut avoir un impact encore plus grand en acquérant une portée réellement internationale », a ajouté George Soros. « L’organisation doit être présente dans les capitales mondiales, en s’attaquant aux problèmes locaux, en collaboration avec les groupes locaux de défense des droits humains et en rencontrant les représentants locaux des gouvernements. D’ici cinq ans, Human Rights Watch a pour objectif que la moitié de ses ressources et une majorité des membres de son comité directeur soient issus de l’extérieur des États-Unis. »

 

En attirant l’attention internationale sur les situations où les droits humains sont violés, Human Rights Watch donne une voix aux opprimés et exige que les oppresseurs répondent de leurs crimes. Les enquêtes objectives et rigoureuses de Human Rights Watch, ainsi qu’un plaidoyer ciblé et stratégique, permettent d’exercer une pression intense en faveur du changement et accroissent le prix à payer pour les auteurs d’atteintes aux droits humains. Depuis 1978, Human Rights Watch lutte pour des améliorations profondes des pratiques en matière de droits humains et contribue à apporter plus de justice et de sécurité aux peuples du monde entier.

« Dans un monde de plus en plus multipolaire, nous devons veiller à ce que le message de Human Rights Watch résonne dans les capitales les plus influentes du monde », a déclaré Kenneth Roth, directeur exécutif de Human Rights Watch. « Mettre fin aux pires abus exige de générer des pressions de la part de tout gouvernement influent, notamment les puissances émergentes de l’hémisphère Sud. »

Disposant d’une équipe de près de 300 collaborateurs qui étudient la situation des droits humains dans environ 90 pays, Human Rights Watch publie chaque année une centaine de rapports et plusieurs centaines de communiqués de presse. La subvention de type « challenge grant » permettra à Human Rights Watch d’investir des ressources supplémentaires pour combler des lacunes significatives dans ses zones de recherche, notamment dans certaines régions de l’Afrique et de l’Asie. La subvention permettra aussi à Human Rights Watch d’approfondir ses recherches concernant des thèmes actuellement traités par un nombre insuffisant de chercheurs.

En outre, afin d’accroître l’impact de ses recherches, Human Rights Watch augmentera le nombre de ses collaborateurs dont le rôle sera d’une part de contribuer efficacement au plaidoyer auprès de divers gouvernements nationaux à propos de questions locales et régionales préoccupantes, et d’autre part de développer des relations avec certains journalistes afin de toucher les populations locales. En accroissant le nombre de chercheurs et de chargés de plaidoyer dans divers pays clés, Human Rights Watch sera mieux placé pour rencontrer des représentants de gouvernements, des journalistes ainsi que des membres de la société civile, et sera mieux à même d’obtenir des changements positifs.

« Nous espérons que l’exemple donné par George Soros bénéficiera à l’ensemble du mouvement des droits humains au niveau mondial, en encourageant d’autres philanthropes à investir dans les idéaux des droits humains », a conclu Kenneth Roth.

Michel Galy

http://eburnienews.net/largent-de-la-honte-human-rights-watch-est-devenue-le-premier-destabilisateur/

Côte d'Ivoire – Pour la Défense de Gbagbo, Human Rights Watch est incompétente et pas crédible

Au cours de l'audience de ce 18 mai, Emmanuel Altit, le conseil principal de Laurent Gbagbo à la Cour pénale internationale (CPI), a questionné la crédibilité de Matt Wells, chercheur à l'ONG Human Rights Watch (HRW) en pointant du doigt des défauts dans ses méthodes de recherche et les éléments qu'il considère comme des preuves du parti-pris de HRW.

Les questions d'Emmanuel Altit, l'avocat français de Laurent Gbagbo, s'articulent autour d'une thématique : la méthodologie. C'était d'ailleurs, comprendra-t-on plus tard dans l'audience, un accord entre tous les partis : l'interview du témoin P-369, le chercheur de Human Rights Watch (HRW) Matt Wells, devait s'en tenir à la forme des recherches et aux différentes découvertes générales et non pas aux crimes allégués jugés par la Cour.

« À votre avis, vos fixeurs (pour les recherches de HRW en Côte d'Ivoire, ndlr) avaient-ils une affiliation politique ? », demande Altit. « Une affiliation politique directe, non », lui rétorque Wells. L'échange se poursuit. Ou plutôt la joute. Une joute où Altit est celui qui envoie le plus de coups, mais où le chercheur américain les évite un à un.

À plusieurs reprises, l'avocat de Gbagbo demande les noms des personnes avec qui HRW a travaillé. L'intéressé refuse systématiquement, stipulant que la politique de HRW est de ne jamais donner les noms des victimes ou témoins ou des intermédiaires avec qui elle travaille.

L'avocat va ensuite, dans une critique directe à l'égard du témoin, remettre en doute l'ensemble des rapports de HRW faits sur la Côte d'Ivoire. D'abord, sur son usage du français, puis sur sa capacité à comprendre la Côte d'Ivoire. « Pensez-vous qu'un jeune homme de 27 ans (l'âge de Wells en 2010, ndlr) a l'expérience suffisante pour comprendre ce qui est en jeu (dans la crise postélectorale de 2010-2011, ndlr) ?, » demande Altit dans une question qui n'aura de réponse que celle du juge-président Cuno Tarfusser qui la considère être « une opinion ». Mais, toujours est-il, interrogé sur sa capacité à comprendre tous les codes du pays, les non-dits, etc., le témoin répondra par un simple « Oui ».

« Vous contribuez à dire qui a raison, qui a tort »

D'un point de vue de la conduite des recherches et des rapports de HRW qui en découlent, Altit défend la thèse d'une « une faille méthodologique ». Pour l'avocat, les sources choisies pour les communiqués de presse et les rapports ne constituent pas de vraies sources et la conduite des interviews n'est pas « scientifique ». Contre-attaque du témoin pour redorer sa légitimité : « Même dans la déclaration d'ouverture de votre équipe, Mlle Naouri (autre avocate de Gbagbo, ndlr) a cité plusieurs rapports de HRW ».

La remise en cause de la crédibilité du témoin passe aussi, pour la défense de Gbagbo, par une mise en lumière d'éléments attestant l'impartialité de HRW. Altit évoque les rencontres de Matt Wells avec le bureau de la procureure ou les avocats d'Alassane Ouattara (notamment Jean-Pierre Mignard). Il s'attarde ensuite sur plusieurs expressions utilisées, notamment dans la partie constituant un aperçu de l'histoire de la Côte d'Ivoire. « Pourquoi avoir utilisé le terme 'prétextant' concernant le report des élections ? ». « Nous prenions l'affirmation elle-même telle qu'elle était dans la dépêche de Reuters (…) C'était juste pour donner des informations ».

La volonté d'Altit de mettre en évidence l'impartialité de HRW se poursuit aussi sur le plan du rôle de la Commission électorale indépendante (CEI) en 2010. Altit affirme que le rapport produit par Wells n'a pas donné aux lecteurs tous les éléments : « La victoire de Ouattara, vous la présentez comme un fait ! », en précisant pourquoi il pense cet élément important : « Vous écrivez des rapports et ces rapports ont des conséquences (…) Vous contribuez à dire qui a raison et qui a tort ».

« Notre travail n'est pas sur les élections »

À chaque question sur les élections, le témoin rétorquera à Altit un discours souvent similaire à celui-ci : « Une fois de plus, vous ne comprenez pas ce que nous faisons à HRW (…) Notre travail n'est pas sur les élections. Notre travail commence avec les violences (…) Nous étions concentrés sur les violations des droits de l'homme commises après le début de la crise postélectorale et ce dans les deux camps ».

Finalement, Altit continuera à remettre en doute l'impartialité des rapports du témoin notamment sur la différence, alléguée par la défense, de traitement entre le camp Gbagbo et le camp Ouattara : « Vous dites dans votre rapport qu'il (Gbagbo, ndlr) devrait être reconnu coupable de crimes du simple fait qu'il était chef des armés et qu'il n'aurait pas pris les mesures nécessaires (…) Dans l'autre camp, vous ne mentionnez ni Alassane Ouattara ni Guillaume Soro (…) Pourquoi vous n'appliquez pas le même standard (aux deux côtés, ndlr) ? ». « Nous l'avons fait », explique Matt Wells. Il ajoute cependant que si HRW a constaté des violences des deux côtés, il y a eu le constat d'« une incitation à la violence par des gens proche de Laurent Gbagbo, notamment à travers le discours de Charles Blé Goudé au bar Le Baron » et que ce discours est entré en corrélation avec une augmentation du degré de violence à l'encontre des partisans d'Alassane Ouattara.

Antoine Panaite

http://cameroonvoice.com/news/article-news-24520.html

Ainsi donc Matt Wells et Human Rights Watch ont réussi à se décrédibiliser devant le monde entier

 

Procès Gbagbo et Blé Goudé du 19 Mai 2016 (1ère Partie)

Procès Gbagbo et Blé Goudé du 19 Mai 2016 (2ème Partie)

Procès Gbagbo et Blé Goudé du 19 Mai 2016 (3ème Partie)

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