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Ecoutes téléphoniques de Daesh : Ankara a laissé faire les activités des terroristes à la frontière + Terrorisme en Syrie: les révélations choc d’un haut fonctionnaire iranien

Publié par Jean de Dieu MOSSINGUE sur 14 Mai 2016, 21:40pm

Catégories : #Politique internationale, #Terrorisme, #Turquie, #Etats-Unis

Source: Reuters

Source: Reuters

Des milliers de membres de Daesh ont traversé la frontière syrienne à l’aide de contacts en Turquie, révèlent des conversations téléphoniques enregistrées par les forces turques, et transmises aux médias par le député d’opposition Erem Erdem.

Les transcriptions de conversations téléphoniques de Ilhami Bali, bien connu au sein du groupe islamique Daesh et suspecté d’avoir participé à l’attentat à la bombe d’Ankara en mars 2016 et celui dans la ville à majorité kurde de Suruç en juillet 2015, détaillent le manque de contrôle le long de la frontière turco-syrienne. La frontière de 98 kilomètres de long possède seulement deux points de passages, les points d'entrée, à Jarablus et Al Raï côté syrien, et Gaziantep et Kilis côté turc.

Ecoutes téléphoniques de Daesh : Ankara a laissé faire les activités des terroristes à la frontière + Terrorisme en Syrie: les révélations choc d’un haut fonctionnaire iranien

Sous la pression de la communauté internationale d’imposer un contrôle plus strict aux frontières afin d’arrêter l’afflux de combattants djihadistes en Syrie, Ankara a érigé des murs aux points de passage clés, mais en vain, comme le révèlent les données de surveillance du département de sécurité de la Municipalité d'Ankara.

C’est le député d’opposition du Parti républicain du peuple (CHP) Erem Erdem qui a donné aux journalistes les retranscriptions et qui fait face aujourd’hui à une chasse aux sorcières de la part du gouvernement d’Erdogan autour de ses accusations concernant une énorme opération de dissimulation d’activités de Daesh sur le sol turc.

Tandis que les rapports journaliers montrent que l’armée turque a appréhendé 961 membres de Daesh de 57 pays en 2015, la réalité exposée par Erem Erdem montre que des milliers de combattants de Daesh et leur famille traversent la frontière turque depuis la Syrie quotidiennement. Et même ceux qui sont arrêtés du côté turc sont bien souvent libérés dans la foulée.

Plusieurs documents suggèrent par exemple que les coordinateurs de Daesh ont aidé environ 1 400 personnes à traverser la frontière turque du 22 septembre au 17 octobre. Dans une des conversations téléphoniques, Ilhami Bali a demandé à son interlocuteur prénommé Erkek, qui selon les enregistrements aide à faire passer clandestinement les gens, le nombre exact de personnes qu’il a déjà aidé.

Député turc d'opposition : «pourquoi n'avez-vous pas arrêté les terroristes» de #Daesh ? https://t.co/dyTbKmiollpic.twitter.com/x1c2BMCx4n

La colère de Bali

D’autres conversations entre les deux hommes démontrent que Bali n’était pas satisfait des performances d’Erkek, ce dernier ayant échoué à aider des membres de Daesh à traverser la frontière.

«Les as-tu fait passer ?», s’est adressé Bali à Erkek, qui lui a répondu qu’il n’était pas celui en charge du groupe en question.

«Quoi ? Est-ce que c’est toi le responsable de leur arrestation ? Ne me mens pas ! Ne me mens pas ! Dix-huit personnes ont traversé la frontière la nuit dernière. Quinze d’entre elles ont été arrêtées lorsque tu as essayé de les aider», s’est exclamé Bali.
«Ecoute-moi, je t’ai prévenu», a-il ajouté, perdant son sang-froid. «Si j’entends un jour que tu essayes de nouveau à faire passer nos hommes, je vais venir chez toi et te tuer. Je vais te faire sauter la tête dans ton sommeil».

Comment les détenus échappent à la justice
Cependant, comme le montrent les conversations, des agents de Daesh du côté turc de la frontière aident ceux qui ont été appréhendés par l’armée turque à se soustraire à la justice.

Certaines conversations confirment que ceux qui ont été arrêtés ont été libérés peu de temps après grâce aux connexions de Daesh avec les postes de police.

«Le mec de la gendarmerie m'a appelé et a dit qu'ils étaient dans la voiture du contrebandier», a signalé Bali à Erkek dans une conversation sur un groupe détenu à la frontière. «Appelle ce mec. Les gens qui ont été arrêtés aujourd'hui sont au poste de gendarmerie. Peut-être il peut faire quelque chose… la Gendarmerie les a arrêté. S’ils peuvent les libérer, ils doivent le faire».

Lire aussi : De nouveaux témoins du trafic de pétrole entre Daesh et la Turquie s'expriment

Les soins médicaux

Les entretiens de Bali avec un autre agent de Daesh, Mustafa Demir, offre la preuve évidente que le groupe terroriste passe en contrebande ses combattants en Turquie afin de les faire soigner.

«Vous connaissez Abu Abdella Garip, qui s’occupe des blessés ? Ali Mantara va bientôt arriver. Il va apporter un frère. Il vous appellera dès son arrivée. Prend les numéros et envoie-les à l’administration [de la frontière]. Ils prendront bien soin d’eux», a indiqué Mustafa Demir à Bali.

«Où dois-je emmener Abdullah Garip, qui aide à faire passer les blessés ? Dois-je l’emmener à la madrasa [école coranique]? », a requis Bali.

«Envoyez-les à la madrasa, appelez Ebu Abdallah et dites-lui que cinq personnes sont avec Garip Geli... et qu'il doivent écrire leur nom», a-t-il répondu à son interlocuteur.

Dans une autre conversation, Erkek a demandé à Bali ce qu’une personne blessée doit faire lorsqu’elle arrive en Turquie. Bali lui a conseillé de s’adresser à l’administration. «Je ne sais pas vraiment. Cela n’a rien à voir avec nous», a-t-il précisé. «Dis-lui qu’ils doivent aller à l’administration frontalière là-bas».

https://francais.rt.com/international/20590-ecoutes-telephoniques-daesh-ankara

Terrorisme en Syrie: les révélations choc d’un haut fonctionnaire iranien

© AFP 2016 RAMZI HAUDAR

© AFP 2016 RAMZI HAUDAR

Des généraux américains, saoudiens et turcs ont coordonné l’attaque des terroristes contre le village syrien de Khan Touman dans la province d'Alep, affirme un haut fonctionnaire iranien.

"Des groupes terroristes ont été approvisionnés en armes, munitions, argent et denrées alimentaires livrés depuis les frontières sud de la Turquie et via son port d'Iskenderun. L'Arabie saoudite et le Qatar fournissent, eux aussi, leur assistance aux terroristes par voie maritime", a déclaré Mohsen Rezaï, secrétaire du Conseil de discernement de l'intérêt supérieur du régime de l'Iran (une sorte de Conseil d’État iranien) et ancien commandant du Corps des gardiens de la révolution islamique, cité par le quotidien Kayhan.

"Plusieurs généraux américains, saoudiens et turcs, experts en opérations spéciales, se sont joints récemment aux terroristes et ont dirigé leur attaque contre Khan Touman", affirme M.Rezaï.

 

"Le contrôle d'Alep est une question de prestige pour l'Arabie saoudite et la Turquie qui y interviennent avec force. La ville est, de fait, l'ultime épreuve de force entre la résistance (armée syrienne et milices pro-gouvernementales) et les envahisseurs", explique M.Rezaï.

Le journal rappelle que les terroristes ont repris Khan Touman le 6 mai, peu avant l'expiration d'une trêve de 48 heures à Alep. Ces derniers mois, la localité est plusieurs fois passée de main en main entre l'armée syrienne et les extrémistes de Daech et d'autres groupes financés de l'étranger, souligne le journal.

Selon Mohsen Rezaï, le Front al-Nosra et Daech sont soutenus dans la bataille d'Alep par d'autres groupes terroristes, notamment par Jaysh al-Islam et Ahrar al-Sham, interdits en Russie.

 

Entretemps, le 11 mai les États-Unis, le Royaume-Uni, la France et l'Ukraine ont bloqué au Conseil de sécurité de l'Onu l'initiative russe proposant de porter ces deux derniers groupes susmentionnés sur la liste des organisations terroristes et de les exclure du processus de paix en Syrie.

https://fr.sputniknews.com/international/201605141025003245-terroristes-syrie-approvisionnement-etranger-turquie/

400 terroristes ont pénétré en Syrie depuis la Turquie

© Sputnik. Mikhail Voskresensky

© Sputnik. Mikhail Voskresensky

Les militaires turcs n'ont pas opposé la moindre résistance.

Deux détachements d’islamistes d'un effectif total de 400 combattants ont pénétré dans le nord de la Syrie depuis la Turquie, annonce l'agence d'information kurde ANHA citant des sources non identifiées.

"300 combattants du groupe "Harakat Nour al-Din al-Zenki" et une centaine de djihadistes de l'Armée des Moudjahidines sont entrés au nord de la ville syrienne d'Alep depuis les environs de la ville (turque, ndlr) de Kilis en avançant vers la ville d'Azaz (dans le nord de la Syrie, ndlr)", rapporte l'agence.

L'agence a précisé que le poste de contrôle à la frontière turco-syrienne utilisé par les combattants pour leur passage était contrôlé par l'armée turque qui, pourtant, ne les a pas empêchés de passer.

Malgré le cessez-le-feu récemment annoncé, la ville d'Alep reste le théâtre de combats acharnés entre les islamistes d'une part, et les milices kurdes et l'armée syrienne d'une autre. En outre, l'armée turque pilonne les positions des Kurdes aux environs de la ville d'Azaz.

 

Samedi, une attaque au mortier contre le quartier d'Al-Hamdaniya à Alep a fait trois morts et dix blessés.

https://fr.sputniknews.com/international/201605141025003925-syrie-turquie-combattants-passage/

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