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Brésil : Rousseff appelle les Brésiliens à « se mobiliser » contre le « coup d’Etat » + Le Brésil dans l’incertitude après la suspension de Dilma Rousseff

Publié par Jean de Dieu MOSSINGUE sur 13 Mai 2016, 03:38am

Catégories : #Politique internationale, #Brésil

Brésil : Rousseff appelle les Brésiliens à « se mobiliser » contre le « coup d’État »

La présidente du Brésil, Dilma Rousseff, dont le mandat a été suspendu temporairement jeudi, a appelé les Brésiliens à « se mobiliser » contre le « coup d’État » dont elle se dit victime, dans sa première déclaration après le vote historique du Sénat.

« Aux Brésiliens qui s’opposent au coup d’État, qu’ils soient de n’importe quel parti, je lance un appel : maintenez-vous mobilisés, unis et dans la paix. La lutte pour la démocratie n’a pas de date finale, c’est une lutte qui exige qu’on s’y consacre en permanence ».

« Je n’aurais jamais imaginé devoir lutter une nouvelle fois contre un coup d’État », a ajouté Dilma Rousseff, qui a survécu à la torture sous la dictature (1964-1985) et a été la première femme élue à la tête du Brésil en 2010.

Quelque 500 partisans massés dehors lui ont réservé un accueil semblable lorsqu’elle a fait un deuxième discours, devant le palais présidentiel.

« Ce qui est en jeu, ce n’est pas seulement mon mandat, c’est le respect des urnes, de la souveraineté du peuple brésilien et de la Constitution », a déclaré la chef de l’État suspendue pour 180 jours maximum.

Elle a aussi répété qu’elle était victime d’un « coup d’État » et d’une « farce juridique et politique », et que son gouvernement avait subi « un intense sabotage » mené par son propre vice-président. « Il s’agit d’un coup d’État parce qu’une destitution sans crime de responsabilité est un coup d’État », a-t-elle insisté.

« Ceux qui n’ont pas réussi à arriver au gouvernement par le vote direct du peuple sont arrivés par la force au pouvoir, en se fondant sur les raisons les plus légères », les maquillages des comptes publics qui lui sont reprochés. « Les actes dont on m’accuse sont courants et ont été pratiqués par tous mes prédécesseurs ».(Aps)

http://www.algerie1.com/flash-dactu/bresil-rousseff-appelle-les-bresiliens-a-se-mobiliser-contre-le-coup-detat/

Le Sénat brésilien a temporairement suspendu la présidente Dilma Rousseff de ses fonctions

Brésil : Rousseff appelle les Brésiliens à « se mobiliser » contre le « coup d’Etat » + Le Brésil dans l’incertitude après la suspension de Dilma Rousseff

Les sénateurs brésiliens ont voté afin que la présidente Dilma Rousseff passe devant un tribunal pour avoir violé des lois budgétaires. Elle sera mise à l'écart du pouvoir pour 180 jours.

Un total de 55 sénateurs sur 81 ont voté la mise en accusation de la dirigeante de gauche. 22 se sont prononcés contre.

Sur les 81 sénateurs, 55 ont voté la destitution de la présidente Dilma #Rousseff : suspension de 180 jours #Brésilpic.twitter.com/AD1U8s5JkM

La mise à l’écart du pourvoir de Dilma Rousseff a été décidée par les sénateurs brésiliens après 20 heures de débats. Il a été communiqué qu’avant le début du vote, la présidente brésilienne avait déjà ordonné le transfert de ses affaires du palais présidentiel à sa résidence personnelle. Selon des médias brésiliens, Dilma Rousseff aurait même préparé son discours de départ.

L’opposition brésilienne a exigé la démission de Dilma Rousseff après l'avoir accusée d’avoir participé à des fraudes fiscales et utilisé des fonds publics pour le financement de la campagne électorale ayant conduit à sa réélection.

Lire aussi : Brésil : le président de l'Assemblée change d'avis et approuve la destitution de Rousseff

Quelles conséquences ?

A partir du jeudi 12 mai, jour de la destitution de la présidente brésilienne, la fonction de chef d’Etat brésilien sera assurée par le vice-président du pays, Michel Temer.

Dans 180 jours, le sénat brésilien discutera à nouveau de la destitution de Dilma Rousseff. Si deux tiers des députés (soit 54 personnes) l’approuvent, alors la présidente brésilienne devra définitivement quitter son poste de chef d’État.

La suspension temporaire de Dilma Rousseff permet aux autorités du Brésil d’ouvrir une enquête sur la présidente brésilienne.

Le Brésil se divise en deux camps

La destitution temporaire de la présidente brésilienne divise le Brésil. Pendant que les sénateurs votaient, une foule de partisans de Dilma Rousseff s’était rassemblée devant le bâtiment du sénat pour contester le vote. La police a du employer des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants.

Fotos da 4ª Conferência Nacional de Políticas para as Mulheres. #4CNPMpic.twitter.com/KdiBTcTZ5Z

Les opposants à Dilma Rousseff s’étaient rassemblés, eux, devant l’immeuble du parlement. A l’heure actuelle, la proportion de ceux qui soutiennent la présidente brésilienne est à peu près égale à celle de ses opposants.

https://francais.rt.com/international/20440-senat-bresilien-suspendu-rousseff

Le Brésil dans l’incertitude après la suspension de Dilma Rousseff

© AFP 2016 Evaristo Sa

© AFP 2016 Evaristo Sa

Le vote concernant la suspension de Dilma Rousseff a divisé le sénat brésilien en deux camps: les uns appréhendent le retour du néolibéralisme qui risque d’accentuer les inégalités, les autres plaçant leurs espoirs dans le nouveau gouvernement.

Les sénateurs brésiliens ont voté hier en faveur de la suspension de la présidente Dilma Rousseff. La décision n'a toutefois pas été votée à l'unanimité, beaucoup redoutant les conséquences d'une telle décision.

Le nouveau gouvernement présidé par Michel Temer plongera de nouveau le pays dans le néolibéralisme, qui privilégie le capital au détriment de la qualité de vie du peuple, estime Vanessa Grazziotin, sénatrice du Parti communiste brésilien, dénonçant les aspirations de l'opposition de s'emparer du pouvoir.

"Ils multiplient les mensonges pour créer une illusion, disent au peuple brésilien que si la présidente part tout ira mieux, les emplois réapparaîtront, la crise prendra fin, il n'y aura plus de corruption, mais ce n'est pas le cas. Ils veulent prendre sa place pour revenir au néolibéralisme", indique-t-elle.

Dilma Rousseff est écartée du pouvoir durant une période de six mois maximum, le temps de son procès en destitution. L'issue doit être connue en septembre. Or, les résultats du vote ne signifient pas que Mme Rousseff ne pourra plus revenir à son poste, fait remarquer Humberto Costa, chef du Parti des travailleurs, auquel appartient la présidente.

 

"Nous manifesterons notre opposition résolue pendant toute cette période qui peut durer jusqu'à six mois. La donne peut changer et la présidente Dilma reviendra au pouvoir", affirme-t-il.

Selon lui, plusieurs facteurs sont susceptibles de changer la donne avant terme: la crise internationale économique ainsi que celle qui secoue le Brésil, les succès ou les échecs du nouveau gouvernement et la réaction du peuple.

En revanche, les sénateurs qui se sont prononcés en faveur de l'ouverture du procès en destitution de la dirigeante brésilienne placent leurs espoirs dans le gouvernement de Temer et estiment que durant cette étape compliquée, celui-ci devra faire preuve d'une grande responsabilité.

"Le président de la République qui prend les rênes du pouvoir dans ce moment délicat de notre politique nationale, devra assumer la responsabilité de son devoir, réduire les dépenses, les avantages, réduire le nombre de ministères et leurs effectifs. Il doit comprendre que ses propositions au parlement doivent être basées sur l'ordre du jour du peuple sorti dans les rues", indique Ronaldo Caiado, membre du Parti démocrate.

 

Par 55 voix contre 22 le Sénat a voté pour l'ouverture du procès en destitution de la présidente Dilma Rousseff. En vertu de la loi, une simple majorité de 41 voix était suffisante pour sa suspension. Les débats au Sénat ont duré environ 20 heures. Il a été annoncé que la présidente avait ordonné de transporter ses effets personnels du palais présidentiel Planalto dans sa résidence privée sans attendre les résultats du vote.

https://fr.sputniknews.com/international/201605131024970251-bresil-roussef-suspension/

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