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Brésil: la chute de Dilma Rousseff aurait-elle été organisée pour mettre fin à l'enquête Petrobras ? + Les Etats-Unis: numéro un des coups d’Etats en Amérique Latine (vidéo)

Publié par Jean de Dieu MOSSINGUE sur 24 Mai 2016, 16:20pm

Catégories : #Corruption, #détournements de fonds, #Economie

Source: AFP

Source: AFP

La destitution de Dilma Rousseff aurait-elle été planifiée pour couper court à l'enquête sur les détournements de fonds au sein du groupe Petrobas ? Un enregistrement téléphonique d'un ministre du gouvernement intérimaire semblerait le confirmer.

Le quotidien Folha de Sao Paulo a lâché, lundi 23 mai, une véritable bombe politico-médiatique en publiant la transcription de l'enregistrement d'une conversation datant du mois de mars, entre le ministre intérimaire de la planification Romero Juca et un ancien sénateur de son parti, Sergio Machado. Dans cet échange téléphonique, les deux hommes s’inquiètent de l’avancée inexorable de l’enquête sur les détournements de fonds au sein du groupe public Petrobas qui éclabousse la classe politique brésilienne.

Romero Juca propose alors «un pacte», passant par la destitution de la présidente de gauche Dilma Rousseff pour étouffer l’affaire Petrobas dans laquelle il est lui-même visé : «La destitution est nécessaire. Il n’y a pas d’autre issue. Il faut résoudre toute cette merde. Il faut changer le gouvernement pour stopper l’hémorragie.» «Il faut un accord, mettre Michel Temer au pouvoir, un grand accord national», lui répond le sénateur, qui a semble-t-il enregistré cette conversation à l’insu de son interlocuteur pour nouer un futur accord de collaboration avec la justice en échange d’une remise de peine.

Après ces révélations, Romero Juca a annoncé le 23 mai qu’il se mettait «en réserve» de l’exécutif intérimaire brésilien à compter du lendemain : «Je ne veux qu’aucune manipulation malintentionnée puisse porter préjudice à l’action du gouvernement.»

Le gouvernement intérimaire a été mis en place le 12 mai par le vice-président Michel Temer après la destitution de Dilma Rousseff par le Sénat pour maquillage des comptes publics. Dans son interview accordée à RT, l'ancienne présidente brésilienne parle d'un véritable «coup d’État». Pour rappel, son successeur à la présidence du Brésil, Michel Temer, a récemment été épinglé par le scandale Wikileaks : l'actuel chef de l’État brésilien aurait fourni en 2006 des renseignements sur le monde politique brésilien au Conseil national de sécurité des États-Unis.

https://francais.rt.com/international/21070-bresil--nouveau-scandale-eclabousse

Brésil:la chute de Mme Rousseff organisée pour mettre fin à l’enquête Petrobas?

La destitution de Dilma Rousseff aurait-elle été planifiée pour couper court à l'enquête sur les détournements de fonds au sein du groupe Petrobras ?

Selon l'AFP, un enregistrement téléphonique d'un ministre du gouvernement intérimaire semblerait le confirmer.

C’est le quotidien Folha de Sao Paulo qui a lâché, lundi 23 mai, une véritable bombe politico-médiatique en publiant la transcription de l'enregistrement d'une conversation datant du mois de mars, entre le ministre intérimaire de la planification Romero Juca et un ancien sénateur de son parti, Sergio Machado.

Dans cet échange téléphonique, les deux hommes s’inquiètent de l’avancée inexorable de l’enquête sur les détournements de fonds au sein du groupe public Petrobras qui éclabousse la classe politique brésilienne.

Romero Juca propose alors «un pacte», passant par la destitution de la présidente de gauche Dilma Rousseff pour étouffer l’affaire Petrobras dans laquelle il est lui-même visé : «La destitution est nécessaire. Il n’y a pas d’autre issue. Il faut résoudre toute cette m--e. Il faut changer le gouvernement pour stopper l’hémorragie.»

«Il faut un accord, mettre Michel Temer au pouvoir, un grand accord national», lui répond le sénateur, qui a semble-t-il enregistré cette conversation à l’insu de son interlocuteur pour nouer un futur accord de collaboration avec la justice en échange d’une remise de peine.


Romero Juca a tenté lundi matin de se justifier en affirmant qu'il se référait par "hémorragie" à la crise économique et non à l'enquête Petrobras. Mais nulle part dans la conversation, publiée par la suite en version longue, il ne fait allusion à la sévère récession économique qui plombe le géant émergent d'Amérique latine.

Le sénateur Romero Juca a été l'un des principaux articulateurs politiques de cette procédure de destitution, dénoncée par Mme Rousseff comme un "coup d'Etat" institutionnel ourdi par le vice-président Temer. Elle a été écartée du pouvoir le 12 mai pour un maximum de six mois en attendant son jugement par le Sénat pour maquillages budgétaires.

M. Juca est un proche de Michel Temer (75 ans). Il a assumé récemment à sa place la présidence du grand parti centriste PMDB qui avait précipité la chute de Mme Rousseff en claquant la porte de la coalition gouvernementale fin mars.

Le PMDB est éclaboussé au plus haut niveau par le scandale Petrobras, au même titre que le Parti des travailleurs (PT, gauche) de Mme Rousseff avec qui il a dirigé le pays depuis 2003.

Michel Temer, est également épinglé par le scandale Wikileaks : l'actuel chef de l'Etat brésilien aurait fourni en 2006 des renseignements sur le monde politique brésilien au Conseil national de sécurité des Etats-Unis.

Sources: AFP, RT

http://french.almanar.com.lb/adetails.php?eid=304940&cid=13&fromval=1&frid=13&seccatid=493&s1=1

Les États-Unis: numéro un des coups d’États en Amérique Latine (vidéo)

Brésil: la chute de Dilma Rousseff aurait-elle été organisée pour mettre fin à l'enquête Petrobras ? + Les Etats-Unis: numéro un des coups d’Etats en Amérique Latine (vidéo)

Les États-Unis: numéro un des coups d’États en Amérique Latine…mais pas uniquement. On l’a vu en 2014 avec l’Ukraine ou le nouveau premier ministre était un bilderberger membre de la commission trilatérale et que le président était appelé « notre insider » par le département d’État US. Cette fois, le président brésilien par intérim s’avère être un informateur des USA.

Ils ont essayé de nombreuses fois également de remplacer le gouvernement au Venezuela (et essayent toujours). Comme par hasard, les États-Unis s’en prennent cette fois au Brésil alors qu’ils mettent dans le même temps la pression à la Russie et à la Chine, tous des piliers des BRICS.

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