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Belgique : les grèves se multiplient dans le service public pour faire chuter le gouvernement + France: Loi travail : retour en images sur de nouvelles manifestations et de nouvelles violences (VIDEOS)

Publié par Jean de Dieu MOSSINGUE sur 28 Mai 2016, 01:58am

Catégories : #Société, #Grève, #Belgique

Belgique : les grèves se multiplient dans le service public pour faire chuter le gouvernement

© Eric LalmandSource: AFP Le 24 juin, près de 60 000 Belges ont manifesté dans les rues de Bruxelles contre une "loi travail" à la belge

© Eric LalmandSource: AFP Le 24 juin, près de 60 000 Belges ont manifesté dans les rues de Bruxelles contre une "loi travail" à la belge

A l’heure où les manifestations contre la loi travail se succèdent en France, une vague de contestation sociale touche le Plat Pays, où un appel à la grève continue des services publics a été lancé contre les réformes libérales du gouvernement.

Prisons, hôpitaux, transports en commun ou école : l’ensemble des secteurs publics belges est invité à se mettre en grève continue dès le 31 mai afin de protester contre une «loi travail» version noir-jaune-rouge.

A la base de l’initiative, on retrouve la CGSP wallonne, plateforme regroupant les syndicats des services publics de Wallonie (sud du pays), qui a voté jeudi à l’unanimité une motion appelant à l’action face aux coupes budgétaires du gouvernement dans les services publics.

Notre but : la fin du gouvernement. Nous ne voulons plus de ces gens qui ont programmé à terme la mort du service public

La manif nationale du #24mai contre la #LoiPeeters et l'#austérité est sur facebook https://t.co/RHgdWlGRPr#FGTBpic.twitter.com/GkVeP9BN2T

«Le seul moyen de faire infléchir la politique du gouvernement, c’est de lancer une action plus dure», a déclaré le secrétaire général de l’organisation Patrick Lebrun au journal Le Soir, déplorant le manque de consultation sociale des autorités.

Comme il l’explique, le but ultime de l’action du syndicat est clairement affiché : «la fin du gouvernement. Nous ne voulons plus de ces gens qui ont programmé à terme la mort du service public de ce pays».

Une chose m'échappe : si ce sont les patrons et les entrepreneurs qui font tourner ce pays, en quoi une grève de salariés pose problème ?

Toutefois, dans le pays, qui vit au rythme des barrières linguistiques, le mouvement social est lui aussi fracturé entre la Wallonie, au sud, et la Flandre, au nord. Dans cette dernière, la branche locale du syndicat, l’ACOD, a fait savoir qu’il n’entendait pas rallier l’appel à la grève continue. «Cette motion a été adoptée sans consultation préalable, c'est une initiative solo», a ainsi indiqué Guido Rasschaert, secrétaire général de l'aile flamande.

Grève à la #SNCB : Rail à l'arrêt en Wallonie, situation inverse en Flandre https://t.co/hr3DfZ5GQs@SNCBpic.twitter.com/LPBw9U3ifR

 

Le Premier ministre est un menteur ; le gouvernement, une dictature

A Bruxelles en revanche, où l’antenne locale de la CGSP a appelé à soutenir le mouvement de grève, le ton est donné : «Le Premier ministre est un menteur. Ce n’est pas un gouvernement, c’est une dictature. Nous n’en avons plus besoin», indique-t-on du côté de la direction de la branche bruxelloise du syndicat.

Lire aussi : Bruxelles : la manifestation dégénère en tirs de gaz lacrymogènes et jets de projectiles (VIDEO)

Cheminots et gardiens de prison en pointe des actions

De leur côté, les cheminots n’ont pas attendu la date du 31 mai pour lancer une action spontanée de grève. Jeudi, ils ont en effet bloqué l’ensemble du trafic ferroviaire wallon afin de protester contre la suppression de jours de récupération par leur employeur, la Société nationale des chemins de fer belges (SNCB).

Derrière les barreaux aussi, la contestation se ressent. En effet, les gardiens des prisons de Wallonie et de Bruxelles ont cessé de travailler depuis plus d’un mois afin de réclamer plus de moyens financiers et de personnel.

Vendredi, les agents de la police fédérale ont même été appelés en renfort, afin d’assurer un minimum de sécurité dans les établissements de Forest et Saint-Gilles (région bruxelloise), tous deux en grève. Mais ils n’ont pas fait long feu ; à peine arrivés sur place, ils sont directement repartis «dans un mouvement d’humeur», a rapporté le journal belge La Libre Belgique.

Dans la foulée, le maire de la commune de Saint-Gilles est monté au créneau, appelant «au sens des responsabilité des instances de police fédérales face au risque de connaître des situations de tension non maîtrisable dans les prisons».

En savoir plus : Belgique : des gardiens de prison en colère brisent des portes du ministère de la Justice (VIDEO)

Si la grogne sociale se fait de plus en plus pressante pour les différents secteurs de l'économie belge, le Premier ministre libéral Charles Michel reste, lui, de marbre. «Nous allons continuer à prendre des décisions, réformer et agir», a-t-il prévenu jeudi après-midi.

https://francais.rt.com/international/21276-belgique-greve-continue-services-publics

Loi travail : retour en images sur de nouvelles manifestations et de nouvelles violences (VIDÉOS)

© Georges GobetSource: AFP

© Georges GobetSource: AFP

Paris, Nantes ou encore Le Havre : jeudi, les opposants à la réforme du code du travail ont à nouveau battu le pavé dans toute la France. Et une nouvelle fois, les revendications ont par moment laissé place à de violents affrontements avec la police.

Dans la capitale, des casseurs se sont joints au cortège, qui a rassemblé entre 18 000, selon la police et 100 000 personnes, selon les organisateurs. Alors qu’ils envoyaient des projectiles sur les CRS et saccageaient des vitrines, des agences bancaires et des caméras de surveillance, des gaz lacrymogènes ont été propulsés par les forces de l’ordre, touchant indistinctement les radicaux et les simples manifestants.

Auteur: RT France

Lors du cortège et de sa dispersion, place de la Nation, les CRS ont chargé à plusieurs reprises et de manière parfois musclée. Ils ont procédé à plusieurs interpellations après avoir été pris à partie par certains activistes violents.

Auteur: RT France

A Nantes également, des casseurs s'en sont pris à des vitrines et ont lancé des projectiles sur les forces de l'ordre, qui ont répliqué par des jets de gaz lacrymogène.

Dans l'ensemble du pays, 77 personnes ont été interpellées, dont 36 rien que dans la capitale, a indiqué le ministère de l'Intérieur.

Auteur: RT France

Au Havre, le cortège contre la loi travail, qui a rassemblé plusieurs milliers de personnes s'est pour sa part déroulé dans une ambiance plus pacifique, mais tout aussi revendicatrice. Les ponts de Normandie et de Tancarville, non loin de la cité portuaire, ont ainsi été bloqués durant plusieurs heures par les protestataires.

Auteur: RT France

Dans l'ensemble du pays, 153 000 personnes, selon la police, et 300 000, selon la CGT, se sont rassemblées en signe de protestation contre la loi El Khomri, promue par le gouvernement de Manuel Valls.


https://francais.rt.com/france/21268-images-manifestations-loi-travail-violences

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