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Attaques à l'aveugle contre les civils kurdes d'Alep: 83 morts, 700 blessés + Cet hôpital turc qui soigne les combattants de Daech

Publié par Jean de Dieu MOSSINGUE sur 13 Mai 2016, 13:18pm

Catégories : #Politique internationale, #Syrie, #Alep, #Turquie

Attaques à l'aveugle contre les civils kurdes d'Alep: 83 morts, 700 blessés

© Sputnik. Ilya Pitalev

© Sputnik. Ilya Pitalev

Entre février et avril 2016, la coalition rebelle Fatah Halab, qui encercle le quartier à majorité kurde de Sheikh Maqsood, à Alep (Syrie), a effectué sur cette zone plusieurs attaques à l'aveuglette, méprisant la distinction entre civils et militaires, une règle cardinale du droit humanitaire international.

Sheikh Maqsoud, le quartier contrôlé par les Unités de protection du peuple kurde (YPG) est devenu la cible d'attaques sans discrimination de la part de la coalition militaire rebelle Fatah Halab (Conquête d'Alep) qui domine le Nord, l'Est et l'Ouest du secteur, constate Amnesty International.

"Les pilonnages incessants de Sheikh Maqsoud ont détruit les vies de civils innocents du quartier. Les groupes armés de Fatah Halab ont à plusieurs reprises effectué des attaques sans discrimination [entre civils et militaires, ndlr], qui s'apparentent à des crimes de guerre", a déclaré Magdalena Mughrabi, directrice du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d'Amnesty International.

Selon l'ONG, ces attaques auraient dû viser des membres et des bases de l'YPG. Néanmoins, la coalition militaire rebelle Fatah Halab a utilisé des projectiles non guidés, qui ne pouvaient viser précisément des cibles spécifiques, y compris des engins artisanaux et des projectiles contenant des bonbonnes de gaz. En plus, selon certains témoignages de médecins des hôpitaux locaux et de victimes, les groupes armés auraient pu utiliser des armes chimiques.

Cependant, même si le groupe armé ciblait les unités de protection du peuple kurde, ce sont des civils qui ont les plus souffert des attaques. Ainsi, au moins 83 civils, y compris 30 enfants, ont été tués entre février et avril par les tirs d'artillerie et des attaques au mortier de la coalition Fatah Halab. D'après les informations fournies à Amnesty International par un hôpital local, plus de 700 civils ont été blessés.

Des images satellite obtenues par l'organisation ont révélé des dégâts considérables à plus de 800 mètres du front. En plus, les affrontements empêchent l'entrée de l'aide humanitaire et ne permettent pas aux résidents de fuir la ville, qui est au bord d'une crise humanitaire.

L'organisation appelle en conséquence à bloquer tout transfert d'armes, soutien logistique ou financier à ces groupes, dans la mesure où il existe des preuves crédibles qu'ils ont commis de graves violations des droits de l'homme et du droit humanitaire international.

https://fr.sputniknews.com/international/201605131024970928-attaque-crime-guerre-kurde-ypg-rebelle-coaltion/

Cet hôpital turc qui soigne les combattants de Daech

© Sputnik. HİKMET DURGUN

© Sputnik. HİKMET DURGUN

Un médecin de l’hôpital Ersin Aslan (Gaziantep, Turquie), désireux de garder l’anonymat, a confié à Sputnik que l’établissement avait accueilli le 5 mai quatre combattants de Daech transportés depuis la frontière syrienne afin de leur prodiguer des soins, sans avoir enregistré ce fait dans la base de données de l’hôpital.

Les djihadistes, poursuit la source, ont été blessés par les gardes-frontières turcs lorsque les membres de Daech ont tenté de traverser clandestinement la frontière syrienne aux alentours de la ville d’Oguzeli, située dans la province de Gaziantep.

Cette opération a fait au total trois morts et onze blessés, dont quatre ont été amenés par la suite à l’hôpital Ersin Aslan.

« Notre hôpital a accueilli quatre combattants de Daech, notamment un originaire d’Afghanistan, Bagur Ferhad, âgé de 23 ans. Tous les djihadistes, blessés par balle, ont été examinés par nos médecins, ce qui n’a pas été enregistré dans la base de données de l’hôpital. Selon toute vraisemblance, l’hôpital cherche à dissimuler ce fait délibérément ».

 © Sputnik. HİKMET DURGUN Bagur Ferhad

© Sputnik. HİKMET DURGUN Bagur Ferhad

Et de souligner: « Les médecins et le personnel de l’hôpital, pour la plupart originaires de Kilis, n’ont aucune envie de soigner les djihadistes, la ville de Kilis étant constamment frappée par les combattants de Daech depuis la frontière syrienne ».

Auparavant, plusieurs sources, dont des journalistes et responsables turcs, ainsi que des membres de milices kurdes, ont affirmé que des terroristes de Daech étaient soignés dans des hôpitaux se trouvant en Turquie.

 © Sputnik. Un combattant de Daech soigné à l’hôpital Ersin Aslan

© Sputnik. Un combattant de Daech soigné à l’hôpital Ersin Aslan

En 2014, le groupe djihadiste Daech a commencé à intensifier son activité dans la région du Proche-Orient en cherchant à créer un califat sur les territoires irakiens et syriens tombés sous son contrôle. Selon les données de la CIA, près de 30.000 personnes venant de 80 pays du monde combattent aujourd’hui dans les rangs du groupe Daech.

La Russie et les États-Unis ont convenu d’un cessez-le-feu en Syrie à compter du 27 février à minuit. Les frappes contre Daech, le Front al-Nosra et d’autres groupes reconnus comme terroristes par le Conseil de sécurité de l’Onu se poursuivent néanmoins.

Sputniknews

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