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Ankara et Washington s’entendent sur une ingérence à Alep + 900 journalistes turcs licenciés en quatre mois

Publié par Jean de Dieu MOSSINGUE sur 15 Mai 2016, 14:17pm

Catégories : #Politique internationale, #Syrie, #Ingérence, #Turquie, #Etats-Unis

Ankara et Washington s’entendent sur une ingérence à Alep

Antony Blinken, secrétaire d\'Etat adjoint des Etats-Unis, s\'exprime sur la Syrie, le 9 septembre 2015, à Washington.

Le secrétaire d'Etat adjoint des Etats-Unis, Antony Blinken, a fait part de l’accord entre les Etats-Unis et la Turquie pour s’ingérer dans les affaires syriennes, disant que cet accord s’inscrivait dans le cadre du renforcement du soutien aux groupes terroristes dits « opposants modérés ».

Alors que la Russie a démenti une opération militaire conjointe des forces russes et américaines en Syrie, Washington a fait état d’un accord avec Ankara pour une ingérence accrue en Syrie.

Selon le journal syrien El-Watan, les Etats-Unis envisagent de coopérer avec la Turquie dans le but de combattre Daech à Alep et nettoyer la ville de la présence des terroristes.

Antony Blinken qui s’exprimait lors d’une conférence de presse a déclaré que les deux pays s’entendaient sur le nettoyage et la reprise d’Alep aux terroristes de Daech.

Il a aussi prétendu que des attaques d’envergure seraient menées contre les éléments de Daech à Alep. En ce qui concerne la trêve en Syrie, le secrétaire d'Etat américain adjoint a souligné :

« Le fragile cessez-le-feu est en cours et Moscou et Washington interviendront dès que les affrontements reprendront. »

Dans ce droit fil, le chef du groupe terroriste Jaysh al-Islam, Mohamed Allouche, soutenu par l’Arabie saoudite, a demandé samedi aux pays protecteurs des terroristes d’augmenter leur soutien à ces groupes pour changer les rapports de force au nord de la Syrie.

http://parstoday.com/fr/news/middle_east-i1888-ankara_et_washington_s%E2%80%99entendent_sur_une_ing%C3%A9rence_%C3%A0_alep

Une quantité de munitions saisie à Hama

L’armée syrienne a tué nombre d’éléments d’un groupe terroriste affilié au Front al-Nosra.

Selon une source militaire syrienne digne de foi, l’armée syrienne a tué nombre d’éléments d’un groupe terroriste affilié au Front al-Nosra, saisissant une quantité de munitions de fabrication turque et de médicaments, sur une route dans le village de Qantara, dans la banlieue sud de la province de Hama, à l’ouest de la Syrie.

Ces terroristes ont été tué lors des opérations spéciales menées par une unité de l’armée syrienne, a ajouté cette source sous le sceau de l’anonymat.

La chaîne de télévision Russia Today a diffusé vendredi dernier des images montrant les forces de sécurité syriennes faisant part de la découverte d’une cargaison de médicaments à proximité de la ville d’Alep, chef-lieu de la province du même nom, une cargaison envoyée depuis la Turquie pour les daechistes à Mossoul en Irak.

Le gouvernement turc, opposant acharné de Bachar al-Assad, le président syrien, est accusé de soutenir les groupes terroristes takfiristes qui opèrent pour renverser le gouvernement de Damas.

Ankara est également accusé de transaction pétrolière illégale avec Daech.

En mai 2015, le quotidien turc Jumhurriyat a mis en ligne une vidéo montrant des camions, appartenant apparemment au renseignement turc (MIT), qui transportaient des armes pour les groupes terroristes en Syrie.

Selon le ministère russe de la défense, les camions transportant des armes pour les terroristes entrent chaque jour en Syrie depuis la Turquie.

http://parstoday.com/fr/news/middle_east-i1858-une_quantit%C3%A9_de_munitions_saisie_%C3%A0_hama

900 journalistes turcs licenciés en quatre mois

© REUTERS/ Murad Sezer

© REUTERS/ Murad Sezer

Les statistiques fournies par la société Press For Freedom sur la liberté de la presse en Turquie sont accablantes: depuis le début de l’année, plus de 100.000 sites bloqués, 200 agressions et des dizaines de cas de poursuite judiciaire de représentants des médias.

La liberté de la presse en Turquie suscite des inquiétudes: depuis janvier, 894 journalistes ont été licenciés, stipule le rapport préparé dans le cadre du projet turco-britannique Press For Freedom.

"Au moins 160 journalistes ont été licenciés en Turquie en avril, portant le bilan à 894 personnes depuis le début de l'année. Deux journaux et une agence de presse ont été +étouffés+, des prétendues +preuves tangibles+ confirmant leur lien avec le prédicateur islamique Fethullah Gülen opposé au pouvoir et résidant aux Etats-Unis ayant été présentées. Les médias en question ont été par la suite confiés à des administrateurs externes. 104.904 sites ont été bloqués", indique le document.

Le rapport souligne également un niveau croissant de violence envers les journalistes, qui depuis le début de l'année ont été agressés environ 200 fois. L'animateur télé syrien Mohammad Zahar al-Shurgat a été assassiné en avril dans le sud-est de la Turquie par l'Etat islamque.

33 journalistes ont été interpellés, 12 se sont présentés devant la justice et 12 autres ont été accusés d'"injure contre le président turc". Les auteurs du rapport évoquent également le sort des journalistes du journal d'opposition Cumhuriyet Can Dündar et Erdem Gül, condamnés à la prison pour avoir divulgué des secrets d'Etat. Ceux-ci menaient une enquête sur la livraison d'armes aux djihadistes syriens par des services spéciaux turcs. Les deux journalistes ont été respectivement condamnés à cinq ans et dix mois et à cinq ans de prison par un tribunal turc. A peine sorti de la salle le jour du procès, M. Dündar a été agressé.

 

"Les journalistes cherchent des sujets. Traiter les journalistes qui recueillent des informations de +terroristes+ ou d' +espions+ témoigne de l'état des libertés dans le pays", observe le rapport.

Le document critique également le manque de sécurité pour les journalistes qui travaillent dans le sud-est de la Turquie, où se poursuit l'opération contre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

En outre, début mars, la juridiction d'Istanbul a désigné un administrateur chargé de diriger l'agence Cihan. Une gestion externe a été également introduite pour le journal Zaman, plus gros tirage de Turquie, son ton critique ayant ensuite radicalement changé.

L'union des journalistes de la Turquie a condamné la pression exercée par les autorités sur les médias d'opposition et a qualifié l'introduction d'administrateurs de nouvelles méthodes de censure.

 

Fin 2015, les autorités ont fermé les chaînes de télévision privées Kanalturk et Bugun TV, les journaux Bugun Gazetesi et Millet Gazetesi, ainsi que la radio Kanalturk Radyo, qui faisait partie du groupe Koza-Ipek. Les autorités turques ont expliqué leurs démarches par la non-rentabilité de ces médias.

Le site de l'agence Sputnik est bloqué en Turquie depuis fin avril. Un tribunal d'Ankara a jugé valide la décision prise par la Direction turque des télécommunications concernant le blocage d'une série de sites dans le pays, y compris Sputnik-Turquie.

Le gouvernement turc a récemment interdit d'entrée en Turquie Tural Kerimov, rédacteur en chef de Sputnik Turquie, sans fournir aucune explication. Son accréditation et son permis de résidence ont été annulés.

 

Les autorisé turques ont également interdit d'entrée Volker Schwenck, correspondant de la chaîne de télévision allemande ARD, le photographe grec Giorgos Moutafis, collaborateur de Bild et David Lepeska, qui travaille pour le New York Times et Al Jazeera.

https://fr.sputniknews.com/international/201605161025037217-turquie-journalistes-liberte-presse/

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