A MOSSINGUE : IL N'Y A (PAS) DE DÉMOCRATIE DANS LE MONDE DU PROFIT + Vérités et Mensonges sur le Venezuela - MIRASTNEWS
Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

MIRASTNEWS

MIRASTNEWS

Informations capitales, stratégiques et véridiques


A MOSSINGUE : IL N'Y A (PAS) DE DÉMOCRATIE DANS LE MONDE DU PROFIT + Vérités et Mensonges sur le Venezuela

Publié par Jean de Dieu MOSSINGUE sur 22 Mai 2016, 13:24pm

Catégories : #Politique internationale

A MOSSINGUE : IL N'Y A (PAS) DE DÉMOCRATIE DANS LE MONDE DU PROFIT

Monsieur MOSSINGUE, merci pour cet éclairage en commentaire qui m'a inspiré ce texte. Ce n'est pas vraiment la question de la politique intérieure du Vénézuela qui m'intéresse mais les incidences de la chute du prix du baril sur les économies basées sur le pétrole dont notre pays fait partie. En observant ce qui se passe dans des économies plus solides que la nôtre, on peut deviner ce qui se déroule souterrainement au Congo au niveau macroéconomique - même si pour le petit peuple, cela ne fait pas de différence car il vit presque avec rien. Tout régime, même la dictature la plus féroce, doit avoir les moyens de mener sa politique. Sans argent, il n'y a pas de politique moderne. Aussi, celui qui tient l'argent, tient la politique. Mais il se tient dans l'ombre - sans faire de bruit car l'argent n'aime pas le vacarme - sauf quand le serviteur politique n'obéit plus au maître financier. Un exemple simple : par le franc cfa qu'il fabrique, la France tient toujours dans ses rets ses anciennes colonies. C'est en cela que l'économie est déterminante sur la politique. Les causes économiques finissent pas déferler en conséquences politiques. Ainsi, l'économie fait la politique chaque jour que Dieu fait.
Si Denis Sassou Nguesso résiste sur le plan politique, il faudra voir comment il fera pour résister au séisme économique si ce dernier se poursuit encore au moins deux ans. Pour illustration, voilà des années que j'observe la politique française et j'ai déduit que les projets politiques même dans des pays dits démocratiques s'arrêtent et s'agenouillent face au fait économique qui n'a que faire de la démocratie. En entreprise, dans les banques, à la bourse, bref en économie en général, il n'y a pas de démocratie : on perd ou on gagne de l'argent. Point ! Le reste, c'est pour distraire ce qui n'ont pas compris le jeu. Tout fonctionne sur la base de la subordination et du profit. Le reste n'est qu'une affaire d'échelle. Le monde de la finance qui manipule l'économie ressemble à une grande chaîne alimentaire dans laquelle les gros mangent les petits, les plus malins dévorent les moins malins. Il est de bon ton que les leaders économiques fassent et contrôlent les hommes politiques à tous les niveaux de l'Etat et des institutions internationales. C'est cela la loi de ce monde qui est totalement au service de Mammon comme l'a constaté Yeshua, il y a plus de deux mille ans. La cupidité mène le règne humain comme la gloutonnerie mène le règne animal. L'homme moderne est un animal économique ou plutôt une bête financière. De toute façon, les capitalistes savent qu'ils ont gagné la guerre contre la liberté et contre la démocratie. C'est juste au niveau des peuples qu'on perpétue l'illusion qu'il y a encore quelque chose à défendre, des droits à gagner. Sans remise en question de tout le système, ce monde poursuit sa course folle vers la quête de la domination absolue.
La démocratie, qu'est-elle donc sinon un divertissement des peuples à qui on jette des restes en Europe pour qu'ils ne fassent pas la révolution tous les matins ? Avant, le souverain était un monarque de droit divin. La révolution française le décapita. Les maîtres du monde décidèrent qu'il fallait désormais laisser la plèbe choisir son maître : le droit de vote était né. Le roi choisi par le peuple devint le président. Les maîtres du monde octroyèrent un peu de moyens aux Etats pour que la comédie prenne. En Grèce, la crise économique nous a montré le côté cynique des banques qui pourtant furent sauvées par les Etats lors de la crise économique précédente, celle des subprimes qui n'a d'ailleurs pas encore été entièrement résorbée. Comme le crocodile ramené dans la rivière par la vache, voilà qu'à peine debout, la banque veut continuer à ruiner et à asservir l'Etat.

"Mon ennemi, c'est la finance..." Aujourd'hui, celui qui a prononcé cette phrase sert la finance, quitte à imposer les lois du patronat français en passant par le 49.3 à l'assemblée nationale au peuple français qui n'en veut pas. François Hollande n'a pas eu le choix : il est contraint, vaincu, de servir la finance, son maître, celle qui est en fait le vrai pouvoir. Les gouvernements à qui on a enlevé le droit de battre la monnaie n'ont plus les moyens de tenir leurs promesses politiques. Ils échouent tous en France. Gauche comme Droite.

Vous avez raison de voir une intrigue de la bourgeoisie et un plan insidieux mondial dans ce qui se passe au Vénézuela et ailleurs. Cependant, lorqu'un Etat s'affaiblit tout seul, il ne faut pas donner tort à la bourgeoisie qui lui assène le coup fatal. Le président Maduro et son gouvernement ne peuvent pas être exonérés de leur mauvaise gestion de la chose publique.
Je m'intéresse à ce qui se passe au Vénézuela pour en transposer le schéma sur le Congo - même si le pays de Chavez n'est pas celui du roi Sassou. En réaction au boycott économique des bourgeois, Maduro a décidé de nationaliser certaines entreprises privées du Vénézuela. Reste à savoir s'il y parviendra. Il faut aussi dire qu'il y a eu mauvaise gestion du denier public vénézuélien. L'Arabie Saoudite seule est derrière la crise du pétrole afin de ruiner les compagnies américaines qui exploitent le gaz de schiste. Pourquoi les Saoudiens ne baissent-ils pas leur production pétrolière - alors même que le marché pétrolier est saturé ? Parce qu'ils gagnent de l'argent - même avec un baril à 30 dollars tout en espérant ruiner les compagnies américaines. J'ai dû écrire un texte dessus. Les Américains n'importent plus assez de pétrole ; ce qui a provoqué la chute du prix du baril. Les Saoudiens ont conçu un plan simple : pour exploiter le gaz de schiste et le pétrole offshore, il faut entre 30 et 50 dollars le baril. En Arabie saoudite, juste 10 dollars par baril du fait que le pétrole est en surface. En faisant baisser les prix, elle casserait les entreprises américaines qui feraient faillite et le prix du baril de pétrole remonterait mais elle est aussi empêtrée dans les conséquences de sa stratégie au point de vendre 5% de sa société pétrolière en bourse pour avoir des liquidités. Cette affaire est terrible mais dans le monde de l'argent, comme je l'ai toujours dit, il n'y a de démocratie.
Quand on ouvre un livre d'histoire, on se rend compte, en ce qui concerne l'occident et l'orient, que la guerre est le fait dominant : invasions, conquêtes, guerres de religions, guerres coloniales, guerres impériales. Bref, la violence physique directement appliquée sur l'homme est le fil d'Ariane qui nous permet de suivre l'histoire écrite par le vainqueur. Cependant, la guerre a changé de forme ou plutôt elle se déploie différemment en se déroulant sur le plan économique. Wisigoths, Saxons, Celtes, Romains, Huns, Phéniciens, Sumériens, Akkadiens, etc, se combattent toujours mais sur le plan économique. CEUX QUI TIENNENT LA FINANCE ET L'ECONOMIE VOIRE LA POLITIQUE N'ONT-ILS PAS LEURS GENES VIOLENTS ? NE SONT-ILS PAR LEURS DESCENDANTS ? Au dessus du fleuve, les eaux paraissent calmes mais en profondeur, la guerre fait rage. Les Américains pratiquent même l'espionnage économique. Les nations démocratiques sont font la guerre économique, une guerre plus "civilisée" mais une guerre quand même qui conduira au nouvel ordre mondial. En économie, combien savent que le monde est toujours en guerre, une guerre permanente ? Même l'idéologie religieuse est une guerre contre la volonté, contre la liberté et, tout ceci dans le but d'asservir l'humanité. Ils veulent à tout prix parquer le troupeau humain sous un même berger. Ce faisant, ils conduisent l'humanité droit à sa perte. Pour les intérêts économiques, on saccage la planète, on détruit les forêts et des écosystèmes, on souille les océans, on empoisonne la nourriture, l'eau, l'environnement, on provoque des guerres pour vendre des armes - alors qu'avant on fabriquait des armes pour faire la guerre. Objet de profit, l'arme devient un commerce qui n'est rentable que si on vend la guerre mais l'occident préfère désormais l'exporter, la déplacer ailleurs. La guerre est un business rentable comme un autre. Ce monde ressemble à un train fou qui court droit dans un précipice. Et nous sommes tous dans ce train...

LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU

Notre commentaire sur le site Lion de Makanda: Il n'y a que ceux qui ne connaissent pas la situation réelle du Venezuela qui peuvent être surpris par ce qui arrive. Ce pays depuis Chavez jusqu'à Maduro a connu des multiples coups d’États organisés depuis Washington. L'économie contrairement à ce qui se dit est contrôlée par la grande bourgeoisie, tels que les commerces, les banques ou le change des monnaies. Le pouvoir bolivarien n'a pas emprunté la voie cubaine, il s'est engouffré dans un régime démocratique qui laisse s'exprimer l'opposition. Mais cette opposition qui contrôle l'économie depuis plusieurs années, a commencé malicieusement à organiser la pénurie de tout et même des produits de première nécessité, pour pousser la population à se révolter tout en initiant des coups d'état qui ont tous foirrés. Le pouvoir en place n'a pas non plus initié une politique forte visant à accroître dans le PIB la part de la production diversifiée issue d'autres activités. En organisant la pénurie, les commerçants acquis à l'opposition en profitaient pour augmenter les prix.
Bref, la baisse des prix du pétrole a réduit la marge de manœuvre du pouvoir socialiste dans le domaine des politiques sociales qui ont permis pendant la période faste de sortir la plus grande majorité de la pauvreté, en initiant une politique de redistribution correcte.
Le manque de moyens actuel, les erreurs dans la définition de certaines politiques de développement et les pénuries organisées ont fini par avoir raison du pouvoir bolivarien, ce qui a conduit à la victoire de l'opposition aux dernières élections. Le but de l'opposition est de privatiser les entreprises nationales, surtout dans la finance et les hydrocarbures. De nombreux membres de l'opposition sont poursuivis pour des crimes économiques et certains, les plus influents qui sont aussi trempés dans les coups d'état se sont réfugiés aux USA...
Les États-Unis et l'Arabie saoudite sont derrière l'opération de la baisse des prix du pétrole, dans le but à terme de ruiner les économies des pays récalcitrants, afin d'en reprendre le contrôle.
Je m'arrête là...

Jean de Dieu MOSSINGUE

CRISE PÉTROLIERE : LES ÉMEUTES DE LA FAIM ONT COMMENCE AU VENEZUELA

COMMENTAIRE : La situation du Venezuela est explosive. Le spectre de la faim menace la révolution bolivarienne. Imaginez un pays qui a les plus riches réserves de pétrole au monde, plus que l'Arabie Saoudite, un pays dans lequel, hélas, on ne peut plus s'offrir un kilo de pommes de terre ! Le Venezuela connaît désormais des émeutes de la faim : magasins et camions de vivres vandalisés. La violence sévit dans les rues où des voleurs sont transformés en torches humaines ! Comment en est-on arrivé là en dépit de toute cette richesse ? Un cocktail simple : baisse du prix du baril de pétrole + mauvaise gestion. La mauvaise gestion est une façon déguisée, civilisée de parler du détournement de l'argent public et de l'incompétence des dirigeants du pays.

Ca ne vous rappelle pas un autre pays qui est actuellement en faillite ? Ca fait peur mais on croirait que le Venezuela est devenu un autre Congo-Brazzaville. Violences, pillages à Caracas. Ce n'est pas le titre d'un film mais la réalité, le quotidien des Vénézuéliens. Idem : violences, génocide, arrestations arbitraires, tortures, enlèvements, assassinats au Congo-Brazzaville...

Le président Maduro a instauré l'état d'urgence qui lui octroie plus de pouvoir. A-t-il compris que, face à un peuple affamé, tout son pouvoir ne vaut pas une graine de maïs ? Depuis janvier le Venezuela vit sous l'état d'urgence économique. L'économie basée sur l'exportation du pétrole souffre de la chute des cours du pétrole. Les coupures d'électricité sont courantes. La semaine de travail des fonctionnaires a été réduite. L'heure a été avancée de trente minutes. Désormais, les Venezuéliens demandent le départ de leur président Maduro. En conclusion, la faim est sur le point d'avoir raison de la révolution bolivarienne. L'héritier de Chavez n'a pas été à la hauteur...

Au Congo où les ministres auraient reçu une enveloppe de 50 millions de francs en attendant une embellie économique, les signes de la faillite sont là. Mêmes causes économiques qu'au Venezuela, mêmes effets économiques. La mauvaise gestion des ressources et des finances est pire au Congo qu'au Venezuela. Après avoir gagé le pétrole et les droits de douanes, voilà que l'Etat rackette les commerçants. Nous savons que les choses vont mal dans le privé et parfois dans le public. On déplore de nombreux mois de salaires impayés. On estime qu'il y a près de 200 milliards de francs cfa de retraites cumulées impayées. Il paraît que même la société qui commercialise l'eau Okiéssi de Sassou est proche du dépôt de bilan. Les sociétés pétrolières compressent leur personnel quand certaines ont du retard dans le paiement des salaires. Pour conjurer l'irréparable Denis Sassou Nguesso a explosé la dette souveraine du Congo. Que va-t-il se passer si l'Etat ne parvient plus à payer les fonctionnaires et les mercenaires qui nous tiennent lieu de force publique ? Nous surveillons ce qui se passe dans des pays comme le Venezuela parce que nous savons que le Congo est en plus mauvaise posture que ces pays - de loin plus riches que lui. Les Venezuéliens chassent du chat, du chien et des pigeons pour survivre. On se demande comment font nos compatriotes au pays pour joindre les deux bouts...

LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU

 

Scènes d’apocalypse au Venezuela : « D’innombrables blessés » après que 5000 personnes eurent dévalisé un supermarché à la recherche de nourriture

Au cours des dernières années, nous avons documenté avec la régularité d'une horloge l'effondrement du Venezuela jusqu’à un statut d'État en faillite, ce qui a été cimenté il y a quelques semaines, quand la nouvelle est tombée que « le Venezuela était officiellement à court d'argent pour imprimer de nouveaux fonds ». À ce moment-là, la meilleure chose qu’ils pouvaient faire était simplement de prendre du recul et de regarder la société locale comme une civilisation tournée sur elle-même, déclenchant ce qui allait se transformer en triste apocalypse du Venezuela lui-même.

Hier soir, nous avons montré à quoi Caracas, ressemblait cette semaine :

Comme nous l'écrivions alors, ce sont tout simplement les Venezuéliens affamés qui protestaient que leurs enfants étaient en train de mourir d'un manque de nourriture et de médicaments, et qu'ils ne possédaient pas suffisamment d'eau ou d'électricité. Comme l’a ajouté AgainstCronyCapitalism, c'est un pays avec plus de pétrole que l'Arabie Saoudite et le gouvernement qui a volé tout l'argent, et maintenant ils encerclent des manifestants pacifiques et les menacent avec des bombes (ou de les mettre en prison pour les torturer).

Un pur désespoir a pris place, le crime devient inévitable. Un homme accusé d'agression de personnes dans les rues de Caracas a été entouré par une foule de spectateurs, battu et brûlé vif, une vidéo pixélisée, mais qui reste un élément graphique a été publiée de l'homme brûlant vif alors que maintenant la justice populaire est l'arbitre suprême de qui vit et qui meurt :

« Roberto Fuentes Bernal, 42 ans, aurait été surpris en train d’agresser des passants dans la capitale venezuélienne, et avant que la police arrive sur les lieux, la foule a fait sa propre loi avec ses propres mains. » La vidéo peut être vue ici.

Maintenant, dans le dernier développement choquant, le Venezuela a vu une nouvelle vague de pillage cette semaine qui a entraîné au moins deux morts, un nombre incalculable de blessés, et des millions de dollars de pertes et de dommages.

Selon Panampost, mercredi matin, une foule a pillé le marché de gros de Maracay dans la région centrale du Venezuela. Selon les témoignages des marchands, les files d’attente sans fin que les Venezuéliens affrontaient pour se procurer des produits d'épicerie ne pouvaient pas être organisées ce jour-là.

Au fil du temps, les Venezuéliens désespérés sont devenus de plus en plus anxieux de ne pas pouvoir acheter de la nourriture. Ensuite, ils ont commencé à sauter par-dessus les portes et ont pris d'assaut le supermarché.

« Ils ont pris le lait, les pâtes, la farine, l'huile et le lait en poudre. Il y avait 5000 personnes » a déclaré un témoin à la sortie du Venezuela El Estímulo.

Des gens venant de partout dans l'État tout entier sont venus au supermarché parce qu'il y avait des rumeurs que certains produits ne se trouvant nulle part ailleurs y auraient été vendus.

En raison de la foule massive, les autorités ont été incapables de maintenir l’ordre. « Il y avait 250 personnes pour chaque officier de la Garde nationale ... beaucoup de gens et quelques soldats. Au moins un policier a été battu parce qu'il a essayé d'arrêter la foule », a déclaré une autre source à El Estímulo.

Les autres dispensaires alimentaires gérés par le gouvernement ont également été pillés par le peuple.

Loin du paradis socialiste promis, alors que la foule massive se déplaçait, une porte d'entrée s’est effondrée sous le poids des gens, faisant plusieurs blessés.

L'image ci-dessous montre une ruée humaine sur le riz.

Au cours des deux dernières semaines, plusieurs provinces ont accueilli des scènes de pillage dans les pharmacies, les centres commerciaux, les supermarchés et les camions de livraison de nourriture. Dans plusieurs marchés, les cris de « nous avons faim ! » ont fait écho . Le 27 avril, la Chambre venezuélienne des aliments (CAVIDEA) a rapporté que les producteurs de denrées alimentaires du pays avaient seulement 15 jours de réserve d'inventaire.

PanamPost ajoute que les pillages sont des événements de plus en plus courants au Venezuela, alors que la pénurie alimentaire du pays a donné lieu à un autre incident violent dans un supermarché - cette fois dans le Luvebras Automarket situé dans la province de La Florida de Caracas.

Les Venezuéliens ont perdu le contrôle cette semaine quand ils ont donné de petites portions

Les Vidéos postées sur les médias sociaux ont montré des gens désespérés tombant les uns sur les autres en essayant d'obtenir des sacs de riz. Un utilisateur a indiqué que le pillage avait eu lieu parce qu'il est difficile d'obtenir des céréales, et donc les gens « ont cassé les portes et endommagé les infrastructures »

Dans la province centrale de Carabobo, les résidents ont pillé un entrepôt de maïs situé dans la ville côtière de Puerto Cabello. Ils auraient cassé la porte parce que les employés ont donné de petites portions.

« Il n'y a pas de riz, pas de pâtes, pas de farine », a déclaré le résident Glerimar Yohan à La Costa, « seulement la faim. »

* * *

L’effondrement social est inévitable

Avec la mort de l'économie, la seule chose qui reste est de regarder comment la société implose. À cette fin, Oscar Meza, directeur du Centre de documentation pour l'analyse sociale (Cendas-FVM), adéclaré que les mesures de la rareté et de l'inflation en mai vont être les pires à ce jour. « Nous avons officiellement déclaré que le mois de mai était celui où la faim a commencé à se répandre au Venezuela », a déclaré Web Noticias Venezuela... « Quant à Mars, il y a eu une augmentation des prix annuels en raison de l' inflation - une augmentation de 582,9 pour cent pour la nourriture, alors que le niveau de la rareté des produits de base reste à 41,37 pour cent. »

« Nous avons officiellement déclaré que le mois de mai était celui où la faim a commencé à se répandre

au Venezuela », a dit une ONG qui mesure l' inflation et la pénurie

Meza a déclaré que le déclenchement de la crise est dû au manque de pain et d'autres aliments dérivés du blé.

« Les prix sont si élevés que vous ne pouvez pas acheter quoi que ce soit, comme les gens ne peuvent pas acheter du pain, ils ne peuvent pas acheter de la farine. Et vous obtenez un porridge, vous voyez le prix du poulet monter et les familles luttent ... le déjeuner coûte environ 1500 bolivars... Les gens doivent prendre de la nourriture à la maison pour aller travailler, mais maintenant vous ne pouvez plus parce que vous n'avez plus de nourriture à la maison. »

C’est pourquoi, Español Ramón Muchacho, maire de Chacao à Caracas, a déclaré que les rues de la capitale du Venezuela sont remplies de gens qui tuent des animaux pour les manger. Muchacho a rapporté qu'au Venezuela, c’est une « réalité douloureuse » que les gens « chassent les chats, les chiens et les pigeons « pour soulager leur faim. »

Par conséquent, Muchacho a averti que les îles des Caraïbes et la Colombie pourraient subir un afflux de réfugiés en provenance du Venezuela, si les pénuries alimentaires continuent dans le pays.

« Comme la faim se répand, nous avons pu voir de plus en plus de Venezuéliens fuyant par terre ou par mer vers les îles », a dit Muchacho.

Et voilà comment toutes les utopies socialistes finissent toujours.

* * *

Pendant ce temps, alors que la guerre civile semble inévitable, comme signalé précédemment, il y a des factions en lice pour évincer Maduro, même si nous sommes persuadés que le dictateur se heurtera sur la vie chère (littéralement) et forcera sa population à supporter plus de ce cauchemar socialiste. On ne peut qu'espérer que ces scènes choquantes restent reléguées dans les rues des paradis socialistes perdus en mer, bien que les Américains devraient toujours se préparer au pire dans le cas où ils auraient finalement réussi à se frayer un chemin dans le pays.

Source(s) : Crashdebug.fr via Zerohedge.com sur la piste du Contributeur anonyme

http://www.brujitafr.fr/2016/05/scenes-d-apocalypse-au-venezuela-d-innombrables-blesses-apres-que-5000-personnes-eurent-devalise-un-supermarche-a-la-recherche.html

Vérités et Mensonges sur le Venezuela

Depuis quelques semaines, le Venezuela fait régulièrement la une de l’actualité internationale. Comme au temps d’Hugo Chavez, une importante campagne médiatique de dénigrement et de mensonge est menée contre la Révolution Bolivarienne. Même si en effet le Venezuela traverse une période difficile notamment sur le plan économique, la réalité de la situation décrite par les médias s’avèrent très souvent partial et caricaturale. Journaliste installé depuis quarante au Venezuela, Jean Araud suit de très près l’actualité dans le pays. Son analyse de la situation diffère radicalement de ce qu’on entend généralement dans les médias dominants.

Le 6 décembre dernier, l’opposition vénézuélienne remportait pour la première fois en quinze ans les élections législatives. Quatre mois plus tard, quel bilan pouvons-nous tirer des premières actions de l’opposition à l’Assemblée Nationale?

En réalité aucun bilan ne surprend véritablement. Le nouveau président de l’Assemblée Nationale, Ramos Allup, est un politicien de la vieille école bien connu des Vénézuéliens pour son style provocateur. Le bilan est marqué par des provocations suivies d’autres provocations. La nouvelle Assemblée Nationale a tenté d’ignorer les autres niveaux de pouvoirs, en essayant par exemple d’imposer trois de ses députés qui avaient été élus de manière frauduleuse, ou en essayant de faire passer certaines lois des plus extravagantes. Parmi ces lois, une « loi d’amnistie » a pour objectif de pardonner des personnes condamnées et qui purgent leur peine, ou des hors-la-loi, pour des actes de corruption. Le véritable bilan est un véritable show médiatique, prudemment diffusé par certains grands médias internationaux, et plusieurs protestations populaires contre les prétentions de l’Assemblée Nationale, celles-là avec peu de couverture médiatique. Mais jusqu’à présent, cette Assemblée Nationale n’a pas réussi à imposer ses trois députés, ni aucune de ses lois extravagantes.

Côté économique, le Venezuela a été frappé de plein fouet par la baisse du prix du pétrole. Puis, depuis quelques semaines, le pays fait face à une terrible sécheresse qui affecte sérieusement l’approvisionnement en énergie. Enfin, l’oligarchie économique mène depuis des années une redoutable guerre économique en créant désapprovisionnement, pénuries… Face à ce contexte difficile, quelles sont les principales mesures qu’a prises le gouvernement pour d’un côté affronter ces problèmes et de l’autre conserver les nombreuses conquêtes sociales acquises ces quinze dernières années?

Cette question et une synthèse parfaite du panorama général actuel au Venezuela. Face aux difficultés d’approvisionnement en électricité, le gouvernement a pris les mêmes mesures que prendrait n’importe quel autre gouvernement face à une telle situation. D’un côté une campagne d’information auprès de la population a été mises en place avec des messages tels que « je suis prudent, je consomme efficacement », et d’un autre côté, il y a eu une réduction des heures de travail dans les organismes publics afin de minimiser la consommation en énergie.
Face au désapprovisionnement, créé par l’opposition afin des déstabiliser ou pour tenter de provoquer une explosion social, des programmes baptisés « motores » ont été développés afin de développer d’autres moteurs économiques que le pétrole. Ces programmes concernent principalement les manufactures, l’agriculture et le tourisme. On a également développé des activités de cultures urbaines afin de palier au désapprovisionnement et à la distribution d’aliments sur le marché noir. En réalité, ce désapprovisionnement est le résultat de l’accaparement des produits.
Par exemple, le peuple n’a pas les moyens de s’approvisionner en sucre, ni en pain, sous le prétexte qu’il n’y a pas de farine. Mais curieusement, si on fait le tour des boulangeries de Caracas, on peut voir dans les vitrines toute sorte d’articles de boulangerie et de pâtisserie, mais bien entendu à des prix astronomiques. Cela est juste un exemple qui en illustre des centaines d’autres.
Les conquêtes sociales continues cependant de se développer et ce malgré la crise économique. Le gouvernement maintient fermement certains programmes d’éducation, de logements et le système de pensions. Le gouvernement a également multiplié les augmentations de salaires afin que la population puisse faire face à l’augmentation démesurée du prix des denrées.

De nombreux historiens, analystes, voient dans cette guerre économique menée contre la Révolution bolivarienne un remake de la guerre menée par les secteurs oligarchiques chiliens contre le président Salvador Allende dans les années 1970. Selon vous, cette comparaison est-elle justifiée ?

L’époque n’est pas la même, mais oui, il existe des similitudes, et la principale est que ces deux cas sont des guerres économiques menées depuis Washington. Au Chili, se fut de manière couverte, mais aujourd’hui au Venezuela cela est fait à la lumière du jour. La grande différence est qu’au Chili, les militaires ont utilisé la manière forte, et qu’ici au Venezuela, les militaires se présentent comme des citoyens armés.
Nous assistons depuis quelques semaines à une croisade médiatique contre le président Maduro, accusé de tous les maux dont souffre le pays. Cela rappelle étrangement les campagnes de manipulation et de diffamation dont était victime le président Chavez. Comment expliquez-vous cet acharnement médiatique à l’heure ou le Venezuela fait face à d’importants problèmes économiques ?

La croisade médiatique est exactement la même car elle est réalisée par de grands médias internationaux qui dépendent du « grand capital », des corporations et qui sont transnationaux. Chavez ou Maduro ne sont attaqués que pour ce qu’ils représentent. Il s’agit en fait d’une croisade du capitalisme contre un nouveau modèle de socialisme qui, dans le cas du Venezuela, a été adopté par une grande majorité du peuple dans l’espoir d’un nouveau monde possible, plus juste et plus humain. Pour les grandes puissances occidentales, cela est un exemple dangereux qu’il ne faudrait pas que ses propres peuples suivent, d’où une grande motivation pour neutraliser, par tous les moyens possibles, les leaders de ce modèle. Plus le temps passe, plus des informations laissent à penser, à travers des indices mais également certaines preuves, que le président Chavez a été assassiné, victime, en un mot d’un assassinat.

L’opposition vénézuélienne rassemblée autour de la « Mesa de la Unidad Democratica » (MUD) vient de lancer une stratégie globale dans le but de renverser le plus rapidement le président Maduro. Face à cette offensive, quel rôle peuvent jouer les bases chavistes que l’on sait puissantes et bien ancrées au sein de la population ?

Avant de répondre à votre question, je me permets une parenthèse. L’appellation « Mesa de la Unidad Democrática » n’est qu’une appellation. N’allez pas imaginer que l’opposition vénézuélienne est unie autour d’une supposée table. L’opposition est menée par des personnalités politiques de la vieille école du bipartisme pratiqué lors de l’ancienne république, c’est-à-dire AD (pour « Acción Democrática ») et COPEI pour les socialistes chrétiens. De fait, l’actuel président de l’Assemblée Nationale est un membre historique d’AD et nombreux sont les incidents qui démontrent qu’entre les partis d’opposition, l’harmonie n’est tout simplement pas à l’ordre du jour.
Cette situation est diamétralement opposée à celle des dirigeants chavistes dont l’immense majorité est fidèle à l’héritage de Chávez, c’est-à-dire fidèle au président Maduro. En réalité, l’opposition n’a aucune stratégie globale pour sortir Maduro dans le sens d’actions stratégiques planifiées et coordonnées. Ce qu’a l’opposition c’est l’obsession de sortir Maduro, la même obsession que contre Chávez. De fait, l’opposition ne fait aucune proposition, ne présente aucun programme concret pour solutionner les problèmes du pays, mais oriente ouvertement ses actions sur une prise de pouvoir coûte que coûte, par la voie démocratique ou non, dans le respect des lois ou non. Actuellement, l’opposition tente de recourir à une révocation afin de destituer Maduro. Ce processus demande une mise en contexte et une observation attentive, et ce pour plusieurs motifs.
C’est Chávez, que certains médias présentaient comme un dictateur, qui a introduit dans la nouvelle constitution vénézuélienne le principe de révocation, symbole démocratique par excellence dont peut de prétendues démocraties peuvent se vanter. La révocation permet au peuple, en ne réunissant qu’un pour-cent de signatures parmi les électeurs, de solliciter un référendum visant à révoquer à mi-mandat les autorités élues, en ce inclus le président de la république.
L’opposition qui, bien entendu, s’est opposé à la nouvelle constitution, y fait pourtant appel afin de provoquer un référendum pour révocation et n’en est d’ailleurs pas à son coup d’essai. En 2014 déjà, l’opposition a tenté la même action contre Chávez. Malgré des preuves que la liste des signatures présentées par l’opposition à l’époque était plus que douteuse, le président Chávez accepta d’organiser le référendum et d’en accepter le résultat. Et le résultat fut que Chávez remporta le référendum et la prétendue révocation de l’opposition se transforma en réalité en ratification de la présidence de Chávez.
Actuellement, dans le cas de Maduro, les chavistes ne sont pas disposés à accepter que l’opposition fraude afin de réunir les signatures nécessaires. Pour cela, un référendum révocatoire à l’encontre de Maduro n’est pour le moment qu’une prétention de l’opposition. Mais, si ce référendum devait avoir lieu, il n’est pas dit que l’opposition puisse gagner cette révocation et ce pour différentes raisons :
Primo, les manifestations observées dernièrement indiquent le pouvoir de rassemblement du peuple en faveur de Maduro et la faible capacité de convocation de l’opposition. Secundo, comme mentionné dans votre première question, l’opposition a remporté des élections législatives pour la premières fois en quinze ans, mais il faut se rappeler le contexte. L’opposition a gagné en grande partie grâce à une stratégie peu démocratique et grâce à l’abstention de nombreux électeurs chavistes, ou encore d’électeurs qui ont voté dans une situation de mécontentement, des multiples déstabilisations. Enfin, aujourd’hui ces mêmes électeurs observent le comportement de l’opposition face à son Assemblée Nationale et observent également avec attention ce qu’il se passe en Argentine avec un nouveau président néo-libéral.
Dans ce contexte, le rôle des bases chavistes est tout simplement de diffuser la réalité et de continuer le chemin tracé par Chávez avec son « Plan pour la Patrie » et les programmes sociaux qui ont permis au peuple de voter en son âme et conscience, sans se laisser manipuler par les punitions que l’opposition continue de lui infliger afin de le déstabiliser.
Le président Maduro a accusé à de nombreuses reprises le gouvernement des Etats-Unis de vouloir en finir avec la Révolution Bolivarienne. Il a notamment accusé le président Obama d’avoir renouvelé le décret faisant du Venezuela une « menace inhabituelle et rare pour la sécurité des Etats-Unis ». Face à ces accusations de la part du gouvernement vénézuélien, les médias internationaux accusent Maduro de vouloir détourner l’attention de son peuple. Alors ces menaces du gouvernement US, fantasme ou réalité ?

Le décret d’Obama ressemble à une blague. Quant aux accusations, qui a accusé qui ? C’est en réalité les Etats-Unis qui ont été les premiers à accuser le Venezuela avec ce décret. On se demande qui peut vraiment croire qu’un si petit pays comme le Venezuela puisse représenter une menace pour la grande puissance que sont les Etats-Unis. Les menaces du gouvernement américain ne sont pas des simples menaces mais se traduisent dans les faits. L’opposition vénézuélienne est en grande partie financée par les Etats-Unis et la campagne médiatique contre la révolution bolivarienne se prépare dans des laboratoires basés aux Etats-Unis. Dernièrement, ce même Obama a déclaré publiquement que le Venezuela devrait changer de président.

Il est impossible de comprendre la contre-offensive nationale et internationale contre le gouvernement vénézuélien sans prendre en compte le contexte régional : retour de la droite en Argentine, coup d’Etat parlementaire au Brésil… Selon vous, comment expliquer et interpréter ce retour en grâce du néolibéralisme dans la région et quel rôle le Venezuela peut-il jouer pour freiner ce processus ?

C’est là un point crucial. Le néolibéralisme n’attaque pas seulement le Venezuela mais coordonne une attaque globale contre les peuples progressistes d’Amérique Latine comme l’Argentine, la Bolivie, l’Equateur et le Venezuela. Pour assurer le retour du néolibéralisme, tous les moyens sont possibles, la voie médiatique, d’une part, mais également les déstabilisations à travers comme au Venezuela le désapprovisionnement provoquée des produits de première nécessité, et jusqu’à l’infiltration de paramilitaires avec des assassinats bien ciblés. La stratégie est de déstabiliser ces peuples et de provoquer des troubles afin de justifier l’intervention classique au nom de la liberté et de la démocratie.

C’est le même scénario que pour toutes les interventions réalisées par les Etats-Unis tout au long de leur histoire, dans le but d’occuper des territoires. Mais dans ce cas précis, il existe différents paramètres additionnels et tout aussi importants. Il s’agit ici d’un continent qui depuis des décennies est vue par les Etats-Unis comme sa « basse-cour ». Après Fidel Castro a Cuba, des leaders emblématiques tels que Chávez, Morales, Lula, Correa et Kirchner sont apparus et ont insufflé un progressisme pour lequel les peuples les ont suivis en masse. Les Russes et les Chinois sont également présents en Amérique Latine. Par ailleurs, les peuples des Etats-Unis et d’autres puissances occidentales, font actuellement face à des conjonctures sociales qui peuvent devenir dangereuses pour leurs gouvernements.

Le Venezuela peut continuer à jouer un rôle pour freiner la tentative actuelle de retour du néolibéralisme, mais seule l’union des peuples progressistes sud-américains pourra résister à cette attaque globale. C’est le chemin tracé par les libérateurs sud-américains lorsqu’ils ont obtenu l’indépendance de leur pays qui s’est transformé par après en un autre type de colonisation par le capitalisme. D’une certaine façon il s’agit pour ces pays de s’émanciper et de gagner une seconde indépendance.

Tarik Bouafia / Jean Araud

Journalistes et respectivement correspondants en Argentine et au Venezuela pour Le Journal de Notre Amérique – Investig’Action

Source: Le Journal de Notre Amérique, mai 2016

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents